Voeux aux armées : François Hollande se félicite des interventions françaises au Mali et en Centrafrique

Mercredi, Janvier 8, 2014 - 22:30

Dans ses vœux aux armées françaises, Français Hollande a évoqué l’engagement de la France au Mali et en Centrafrique

En ce qui concerne le Mali, François Hollande pense que « l’essentiel de la mission a été accompli ». Ainsi l’opération Serval, déclenchée en janvier 2013,  dont l’objectif était d’arrêter la progression des groupes terroristes, passera de 2.500 soldats à 1.600 à la mi-février,  puis les effectifs déclineront à 1.000 hommes. « Nous avons maintenant la situation en main » a souligné le président de la République, qui a fait l’éloge de la mission, « un succès reconnu par les Maliens mais aussi par l’ensemble de la communauté internationale », sans sous estimer le risque terroriste au Sahel, raison sans doute pour laquelle un bataillon de 1.000 hommes restera dans au Mali « pour faire face à toute menace qui pourrait resurgir, car les groupes sont encore présents au Nord du Mali », a-t-il rappelé.

L'avenir de la Centrafrique en question

Au sujet de la Centrafrique où la France a lancé l’opération Sangaris le 5 décembre 2013, renforçant sa présence avec 1600 soldats, aucune perspective de sortie de crise n’est perceptible pour le moment. François Hollande a aussi évoqué les moments importants à venir pour sauver la Centrafrique plongée dans une crise humanitaire : « une implication de l’Union européenne (UE), et des décisions dans le cadre de l’Onu » pour rendre l’opération africaine en « une opération des Nations unies ». Bruxelles va abriter, le 20 janvier, un conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE qui va définir les conditions de la présence de l’UE. A  terme, cette dernière  pourrait assurer la formation de l’armée et la police. Pour palier à l’urgence, l’UE pourrait intervenir au titre de l’aide humanitaire.

Convoquée par le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cééac), le président tchadien, Idris Deby Itno,  l’organisation régionale tiendra un sommet le 9 janvier, à Ndjamena,  sur la crise centrafricaine au moment où Paris demande la montée en puissance des troupes africaines  (Misca), car elle n’est pas prête à renforcer son dispostif. Il n’est pas exclu que ce sommet aboutisse à des décisions fortes sur la Centrafrique, par exemple, la levée une clarification des accords politiques interdisant à ceux qui gèrent la transition d’être candidat aux futures élections. A l’état actuel, les chefs des partis politiques refusent de participer à la transition n cours, bloquant ainsi toute tentative d’Union nationale, ce qui obligerait un changement de gouvernement.

La France a une position anticipatrice. François Hollande est favorable à l’organisation des élections avant la fin de cette année. Si cette position est retenue, le président de transition Michel Djotodia resterait à sa place. Au cas contraire, il n’est pas exclu que des décisions soient prises sur son avenir. Mais le départ de Michel Djotodia risquerait de plonger la Centrafricaine dans une crise plus sévère à un an des élections présidentielles.

Le sommet de Ndjamena sera donc décisif pour donner à Michel Djotodia les armes pour poursuivre sa mission de transition renforcée par l’adhésion et la participation de toutes les forces vives, les partis politiques qui refusent d’apporter leur concourt à la réussite de la transition.

La meilleure solution serait à la fois la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, et le renforcement de la Misca dans les meilleurs délais. Il revient aux présidents congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine, et tchadien, Idriss Deby à trouver la combinaison pour une large participation des Centrafricains à la transition, à une stabilité et la reconstruction durable du pays.

Noël Ndong