L’enjeu est de fixer les modalités de la publication du calendrier électoral pour des élections que la centrale électorale entend organiser, selon ses prévisions, en 2019.

Confusion. C’est le mot qui résume mieux tout ce qui s’est passé, le 15 octobre, au Palais du peuple à l'ouverture de la tripartite Céni-gouvernement-CNSA chargée d’évaluer le processus électoral et d’apprécier, unanimement ou de manière consensuelle, le temps nécessaire pour le parachèvement des élections. Initialement prévue au Kongo central avant d’être délocalisée à Kinshasa, cette réunion stratégique a démarré samedi dans une atmosphère tendue bafouant toutes les règles du protocole.
Déjà, l’arrivée le même jour à Kinshasa du Sud-africain Jacob Zuma avait littéralement bouleversé le protocole d’État, obligeant certains officiels à quitter les lieux illico presto au grand dam des parties prenantes impliquées dans cette tripartite. Le hic dans cette première réunion à laquelle assistait le président du CNSA, Joseph Olenghankoy, tient au fait que son institution n’a pas joui de la considération qui devait être la sienne dans un forum où elle est censée jouer les premiers rôles. Sa préséance avait été mise à mal. Alors qu’il s’attendait ouvrir solennellement les travaux en tant que président du CNSA, Joseph Olenghankoy a été bien obligé de s’effacer au profit du Premier ministre Bruno Tshibala.
C’est ce dernier qui a donné le coup d’envoi des travaux au grand désenchantement des membres du CNSA qui se sont plaints de subir la loi de la Céni et de la majorité présidentielle. Le fait pour la centrale électorale d’avoir annoncé, sans attendre, la tenue de la tripartite, le report des élections en réclamant au moins 504 jours à compter de la fin des opérations d’enrôlement en cours dans les Kasaï n’a pas été du goût du CNSA. Cette dernière considère que ses deux partenaires dans cette tripartite, en l'occurrence la Céni et le gouvernement, ne jouent pas franc jeu en cherchant à le placer.
À peine ouverts, les travaux de la tripartite ont été suspendus, le même jour, en raison de l'agenda très chargé des politiques présents. Eu égard aux incartades ayant entouré cette séance inaugurale, d’aucuns s’interrogent déjà sur la suite de ces travaux censés se clôturer, le 18 octobre, et de leur capacité à déboucher sur la publication d’un calendrier électoral ainsi que sur l’annonce d’une nouvelle date pour la tenue des élections. Les travaux de la tripartite vont reprendre en commissions, renseigne-t-on.










