Actu en bref

Disparition

Yambo Ouologuem, adieu le romancier

L’écrivain malien est décédé, le 15 octobre, à l'âge de 77 ans. Il était souffrant depuis un moment, a indiqué Issa Ouologuem, un membre de la famille, à l'Agence France presse. Auteur du très polémique « Le Devoir de violence », Yambo Ouologuem était le premier lauréat africain du Renaudot, l’un des plus prestigieux prix littéraires français en 1968.

L’auteur, alors âgé de 28 ans, raconte dans cet ouvrage comment l'esclavage et la colonisation sont antérieurs à l'arrivée des Européens, qui ne firent que reprendre à leur compte, en l'amplifiant de manière dramatique, un système préexistant. Il brise l’idée d’une Afrique vierge et sans tares, répandue par les idéologues et poètes de la négritude, pour raconter, entre autres sujets, la collaboration des Africains noirs avec les négociants arabes dans la traite des esclaves.

 Le livre a été traduit en plusieurs langues et a fait l'objet d’innombrables thèses, dissertations ou articles, notamment aux États-Unis. Malheureusement, un point d’ombre vient ternir la carrière de l’auteur. Des accusations de plagiat, conduisant l’éditeur à retirer de la vente le roman primé, dès 1972. Les critiques lui reprochent d’avoir copié des passages entiers de son livre dans un roman du Britannique Graham Greene et du Français André Schwarz-Bart.

Ouologuem aura beau réitérer qu'il avait mis en évidence les citations avec des guillemets dans le manuscrit et que l’éditeur les aurait supprimées, le mal est fait. À cause de cette affaire, les autres titres publiés par le romancier à la même époque, dont un roman érotique intitulé « Les Mille et une Bibles du sexe » (1969) et un recueil d’essais, « Lettre à la France nègre » (1969), passeront inaperçus. « Les critiques suscitées par l’œuvre de Yambo Ouologuem ont fait oublier le véritable talent de narration de ce conteur hors pair, dont le regard sur sa propre civilisation n’était pas dépourvu d'une lucidité critique qui a manqué à d’autres écrivains de sa génération », souligne un article de Radio France internationale.

Prix Découvertes RFI 2017

Le comité d’écoute sélectionne 10 finalistes

Il s’agit d'Ayôdélé du Bénin, Willy Baby du Togo, M’bouillé Koité et Ami Yerewolo du Mali, Lab’l du Cameroun, Hans Nayna de l’Île Maurice, SOS de la Guinée, Prince Mo du Gabon ainsi que Sarro et Def OMG du Sénégal. Ils seront soumis le 9 novembre prochain au vote du jury présidé cette année par Singuila, un chanteur français d’origine congolaise.  Le lauréat bénéficiera d’un prix de 10 000 euros, d’une tournée en Afrique et d’un concert à Paris en France. Le public peut voter jusqu’au 29 octobre.

Depuis 1981, le prix Découvertes RFI met en avant les nouveaux talents musicaux d’Afrique, de l’Océan Indien et des Caraïbes. Au cours des années, ce prix a contribué au lancement de nombreux artistes qui ont depuis conquis un public international : Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Amadou et Mariam (Mali), Rokia Traoré (Mali), Didier Awadi (Sénégal), Elida Almeida (Cap Vert) …

Plusieurs artistes congolais ont brillé au prix Découvertes de RFI

Bien qu’absents dans le rang des finalistes de cette année, les artistes du Congo-Brazzaville ont, à chacune de leurs participations, fait preuve de prouesses lors des différentes éditions du concours. On cite, entre autres, la chanteuse congolaise Sheryl Gambo qui avait concouru à la finale en 2008, Nteko sélectionnée pour le prix Découvertes RFI 2013, Oupta pour « Découverte RFI 2014 », Liz Babindamana finaliste du concours en 2015. Ces artistes rendent compte de la diversité de la création musicale au Congo sur différents registres.

Art contemporain

La Fiac toujours plus internationale

Trente pays, 193 galeries, la Foire internationale d’art contemporain (Fiac) de Paris est de retour. 41 nouveaux exposants ont participé, du 19 au 21 octobre, à la 44e édition de la Fiac. Sept nouveaux pays font leur entrée : Égypte, Kosovo, Norvège, Portugal, Suède, Singapour, Tunisie. La présence européenne reste majeure, deux-tiers des exposants et les galeries françaises constituent le quart des participants.

Les poids lourds du marché, principalement anglo-saxons, ont répondu présent : Gagosian, Paula Cooper, David Zwirner, Marian Goodman, etc. L'Asie a également été représentée avec des galeries japonaises, chinoises et coréennes. Le secteur Lafayette réunit cette année 10 galeries, destiné à soutenir financièrement de jeunes galeries internationales défendant des artistes émergents.

Durly Emilia Gankama
Vendredi, Octobre 20, 2017 - 17:30
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