Dans ce roman de 144 pages, paru aux éditions l’Harmattan- collection Ecrire l’Afrique, l’auteur relate l’histoire de Loumingou Limoungou qui revisite son errance dramatique dans plusieurs pays en guerre.
Et pourtant le nom Loumingou signifie dans l’une des dialectes de la République du Congo, « dimanche ». Ce nom porteur de foi et d’authenticité ne lui a pas toujours porté bonheur. D’ailleurs, le bonheur « Je ne sais pas ce que c’est. Mes parents m’ont baptisé ainsi pour la simple et bonne raison que je suis née en ce jour sacré pour tous. », page 9
Loumingou Loumingou se retrouve au centre des hostilités comme si elle avait pris rendez-vous avec son tragique destin pour un parcours qui est immense dans les drames les plus inattendus. Elle survit presque indemne aux différents dangers et obstacles rencontrés, il y a lieu de se demander si elle n’est pas atteinte d’une malédiction.
Malembé, sa terre natale, est en guerre civile. Il s'ensuit des pertes matérielles et en vies humaines. Cette situation la pousse à quitter Malembé pour Shinga, où elle se refugie. Malheureusement, là aussi, des hostilités déclenchent à son arrivée.
« Les hommes en uniforme couraient dans tous les sens regagnant les casernes. En un temps record, le centre –ville était désert. Une colonne de véhicule blindés faisait mouvement en direction du palais présidentiel. Je vis des soldats se rapprocher de nous et nous dire de quitter rapidement les lieux car, une opération musclée était en cours. On apprit plus tard que le quartier général de l’armée avait été attaqué et que les assaillants s’étaient emparés de tout le matériel qui s’y trouvait et fait prisonniers les occupants. C’était le début de la guerre à Shinga. », page 56. Alors que faire ? retourner à Malembé où trouver refuge dans un autre pays ?
Loumingou Loumingou part de Shinga, s’installe à Landalalaville, elle est victime d’un hold- up. L’atmosphère dans cette ville l’inquiète et, elle décide d’aller vivre à Lukola dans l’espoir de retrouver une vie meilleure. Hélas, la guerre la poursuit dans toutes ces villes et ces pays qu’elle a traversés.
L’héroïne a connu toutes les joies et tous les malheurs du monde « Après tout ce que j’ai vécu, j’ai fini par m’armer d’une patience sans limite. C’est la meilleure arme que j’ai développée au cours de ces longues années de souffrances et d’incertitudes. J’ai du mal à réaliser que le calvaire enduré pendant toutes ces années touche à sa fin. Dieu m’a certes sauvé la vie mais, … » Pages 131 à 140
Éric Dibas Franck est auteur de plusieurs ouvrages, notamment le renouvellement du bail à l’usage professionnel des pays de la zone Ohada ; la convention des Nations unies sur le contrat de transport international des marchandises effectué entièrement ou partiellement ; les Nations-unies en Afrique : le cas de l’Angola ; Peine perdu.
Docteur en droit privé de l’Université de Paris XI-Sceau ; Éric Dibas Franck est chargé de cours à la faculté de droit de l’Université Marien-Ngouabi de Brazzaville.










