Pour cette ONG de défense des droits de l’homme, cette action devient une urgence.
L’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) s’est dite très préoccupée par « les tergiversations de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) en rapport avec l’organisation des élections prévues au plus tard pour décembre 2017 ».
Pour cette ONG, en effet, le calendrier électoral publié par la Centrale électorale le dimanche 05 novembre 2017 met à jour plusieurs éléments qui démontrent que cette institution appelée à organiser les élections n’est plus digne de confiance et que le changement de ses animateurs devient urgent.
Pour s’en convaincre, l’Asadho a notamment épinglé, dans un communiqué du 7 novembre 2017, « la fixation fantaisiste de la période nécessaire au parachèvement du processus électoral ». Ici, l’ONG a rappelé qu’en octobre 2017, lors de travaux de la tripartie Céni, Gouvernement et CNSA, la Centrale électorale avait sollicité et obtenu 504 jours après la fin de l’enrôlement des électeurs, pour organiser les élections. Alors que dans le calendrier publié le 5 novembre, l’institution a ramené les 504 jours à 395 jours sans expliquer les raisons qui fondent cette modification. « Il en découle que les propositions de la Céni apparaissent – à coup sûr -fantaisistes et destinées à différer inutilement les élections », a souligné l’Asadho.
L’Asadho accuse la Céni, en second lieu, de « prolonger le règne du Président Joseph Kabila à la tête du pays ». De l’avis de cette organisation, en effet, en fixant les élections présidentielle et législatives au 23 décembre 2017, la Céni prolonge le règne du Président Joseph Kabila à la tête du pays alors qu’elle n’a pas les pouvoirs d’agir ainsi.
Pour cette ONG, par contre, les contraintes mentionnées par la Céni lors de la publication du calendrier rendraient hypothétique l’organisation des élections. « Il est clair que la non réalisation de toutes les contraintes va permettre à la Céni de décliner toute responsabilité au cas où les élections ne seraient pas organisées en décembre 2018 », a-t-elle conclu.
Forte de ce constat, l’Asadho conclut que « les animateurs actuels de la Céni ne prennent pas au sérieux la mission leur confiée par le peuple d’organiser les élections à des échéances fixées par la loi ». Ce qui l’amène à exhorter les animateurs de la Centrale électorale à démissionner, « pour incapacité d’organiser les élections dans le délai prévu par la Constitution et l’Accord de la Cénco ».
L’ONG appelle, par ailleurs, les acteurs politiques et de la société civile à se mobiliser pour le changement des animateurs de la Céni et à rejeter le calendrier publié par la Centrale électorale. L’Asadho attend, par ailleurs, de la Communauté internationale de soutenir le changement des animateurs de la Céni.










