Diplomatie : le Mali et les troupes africaines à l’honneur du défilé 14 juillet à Paris

Samedi, Juillet 13, 2013 - 16:30

A l’invitation de la France, des soldats de treize pays africains dont douze d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Liberia, Niger, Nigeria, Sierra Leone, Togo Sénégal et Mali) et un d’Afrique centrale (Tchad) ayant intervenu pour libérer le Mali des groupes islamistes ouvriront aux côtés de leurs confrères français le défilé du 14 juillet – fête nationale- aux Champs Elysées.

A l’invitation de la France, des soldats de treize pays africains dont douze d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Liberia, Niger, Nigeria, Sierra Leone, Togo Sénégal et Mali) et un d’Afrique centrale (Tchad) ayant intervenu pour libérer le Mali des groupes islamistes ouvriront aux côtés de leurs confrères français le défilé du 14 juillet – fête nationale- aux Champs Elysées.

C’est le colonel malien Elisée Jean Dao qui sera à la tête d’un détachement d’une soixantaine de soldats. Ils seront suivis par des troupes africaines ayant pris part aux opérations de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). La présence de détachements des forces armées africaines sur les Champs Elysées sera l’image la plus forte du 14 juillet 2013.

La participation des troupes africaines au défilé du 14 juillet à Paris peut être vue comme un gage d’une histoire commune, d’un devoir d’histoire, d’une humanité enfin réconciliée entre la France et ses anciennes colonies, après le mépris des tirailleurs sénégalais. «Je suis très fier pour la France que le défilé du 14 juillet soit ouvert par des unités des 12 pays africains qui ont soutenu le Mali dans son refus de perdre sa souveraineté », a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Interrogé sur Radio France International (RFI) que certains voient dans ce défilé le deuxième acte de la cérémonie du cinquantenaire des indépendances avec Nicolas Sarkozy « un parfum de nostalgie coloniale », il a parlé plutôt   d’ « ouverture d’une nouvelle ère où les Africains prennent en charge leur propre sécurité et où la sécurité de l’Afrique est partagée par d’autres », rappelant la tenue en décembre à Paris, d’une conférence sur la sécurité en Afrique, « l’affirmation d’une volonté de sécurité [pour]la mise ne place d’une force de réaction rapide africaine ».

Prendra aussi part au défilé, un détachement de la Mission des Nations unies  pour la stabilisation du Mali (Minusma), une force de l’Onu à forte composante africaine qui a pris ses fonctions le 1er juillet dernier.

Les emblèmes de douze pays qui auront soutenu la France seront également présentés. Un hommage sera rendu à l’ex-commandant des forces terrestres de l’Opération Serval le Général Barrera, au chef d’Etat-major de la marine l’amiral Rogel, et aux soldats des six régiments français présents au Mali. Ces sont quelque 420 soldats africains et français qui battront pavé du rond point des champs Elysées à la place de la Concorde.

Plusieurs personnalités qui auront participé au dispositif pour la  libération du Mali seront aux côtés du président français, François Hollande. C’est le cas du secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, du président de la transition au Mali, Dioncounda Traoré, ainsi que de plusieurs ministres africains de la Défense.

Le 28 juillet, 28 candidats se présenteront à l’élection présidentielle au Mali.

 

Noël Ndong

 

Noel Ndong