Les Dépêches de Brazzaville (LDB) : Comment est née en vous la motivation d’écrire dans l’ouvrage collectif « Écrire à Pointe-Noire » ?
Huguette Nganga Massanga : Les échanges et différentes rencontres initiées par Gabriel Okoundji m’ont permis de saisir cette occasion comme une évidence pouvant être un signe de solidarité entre auteurs écrivant et vivant à Pointe-Noire. Je n’ai pas eu à réfléchir avant de donner mon accord, parce que ce n’est pas la première fois que je participe à ce genre de projet.
Ce qui m’a toujours motivée dans les œuvres collectives, c’est de prime abord l’aventure que cela suppose. Mais aussi, pour aller plus loin, la possibilité de créer des connivences. Nous déplorons souvent le fait de ne pas mettre en œuvre des synergies ; écrire ensemble sur un même sujet, dans un projet commun, en partageant en plus un même espace, était une occasion à ne pas rater.
La phratrie dont on parle ne peut pas être décrétée : elle existe grâce à des réalités et des expériences comme celle-là. Lorsque vous prenez le temps d’écrire ensemble, vous finissez par vous lire mutuellement, corriger et donner votre avis sur les textes des uns et des autres. Voilà, pour moi, comment peut naître une solidarité et des liens entre auteurs. Même si l’acte d’écrire est individuel, il est indéniable qu’on ne peut aboutir dans cet exercice, au demeurant aussi plaisant que complexe, en menant un parcours solitaire. D’autre part, j’étais curieuse de voir ce qu’allait donner à la fin la richesse d’une vingtaine de manières de dire notre écriture à Pointe-Noire. Maintenant que c’est achevé, j’en suis plus qu’émerveillée et suis prête à défendre légitimement cette œuvre commune.










