L'auteur est féru des lettres et de la culture. Sa pièce de théâtre est une fresque sociale qui se focalise sur un antihéros, un personnage aux manières peu communes.
Sur cent sept pages, la pièce compte quatre actes. Elle raconte la vie de Lotou, un parvenu très insolent et narcissique. Au début de la pièce, l'homme d'affaires se brouille avec ses beaux-parents et son propre père.
Sa maison est prise d'assaut par ses agents qui viennent lui demander des faveurs. Le PDG, comme il souhaite être appelé, se voit entouré des flatteurs. Cela lui convient, d'autant plus qu'il veut se passer pour un dieu. Égocentrique, il impose ses volontés à tous ceux qui l'entourent, et croit tout acheter, même la confiance, l’amour et les amitiés.
La plupart des personnages qui défilent d'une scène à l'autre font partie de la classe moyenne et sont obligés de se soumettre au PDG autoproclamé. Cela accroît son sadisme. Tout au long de la pièce, le lecteur découvre un personnage principal qui incarne le cynisme et la vulgarité du monde.
Seul Louzingou fait exception pour sa conduite vertueuse dans la gestion des affaires de son ami d'enfance, Lotou. Cependant, il n'échappera pas aux coups bas. Accusé d'avoir connu une aventure avec une des maîtresses du PDG et n'ayant pas l'autonomie de bien gérer l'entreprise comme il le souhaite, Louzingou démissionne...
Finalement, l'entreprise fera faillite. S'en suivra un rouleau de malheurs dans la vie du PDG: divorce, dettes, protestation des agents, emprisonnement. La pièce soulève des problèmes universels, en mettant en évidence les mentalités rétrogrades qui ruinent la société.










