Actu en bref

Spectacle

 « Opéra Mami Wata » entre en scène ce 21 avril à l’IFC

Écrite, mise en scène et chorégraphiée par Prisca Ouya, scénariste congolaise, « Opéra Mami Wata » est un récit qui fait la part belle à la déesse aquatique Mami Wata. La pièce sera jouée en soirée, ce 21 avril à partir de 18h, à l’Institut français du Congo (IFC), par le ballet Nolida en collaboration avec des musiciens et danseurs congolais.

Script : À chaque tombée de la nuit, Mami Wata se glisse dans le lit du roi. La reine, suspectant les escapades de son époux, décide de suivre le son de la mélodie hypnotisant qui, à la tombée de la nuit, envoûte le roi. Elle surprend son mari et la dame qui tente de s’enfuir. La reine la poursuit jusqu'au fleuve où elle la voit se déguiser en sirène. 

Cette découverte lui vaut une malédiction : « Le prince héritier devra périr des mains de son frère », voici le sort que jette Mami Wata sur la reine qui l’aurait découverte en son corps de sirène. Pour la déjouer, la reine échange le prince héritier (né avec une sœur jumelle) avec le fils de sa servante. Le prince grandit comme servant et l’enfant de la servante comme prince, sans savoir que les deux sont des frères car le fils de la servante est en réalité le fruit d'une relation entre la domestique et le roi.

 Un jour, le prince surprend sa jeune sœur dans les bras du servant. Fou de rage, il tue ce dernier. Après la confession de la servante, la reine comprend alors que la malédiction de Mami Wata s’est réalisée : son fils a été tué par son propre frère et elle a été trompée par sa servante ainsi que par son mari. Désespérée, elle se précipite sur la servante et la tue. Elle tente ensuite de tuer le roi mais celui-ci étant plus fort, c'est elle-même qui trouva la mort.

La sœur du prince se rend alors compte qu'elle a couché avec son propre frère. Cette abomination lui poussa à se jeter dans le fleuve et Mami Wata la transforme en sirène. 

Entrée libre.

 

Théâtre

La voix d’Amadou Hampaté Bâ résonne à nouveau

L'écrivain et ethnologue malien était un très grand défenseur de la tradition orale. « En Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle », lançait-il à la tribune de l'Unesco, en 1960. Il est l'un des auteurs africains les plus souvent cités pour cette célèbre phrase.

Trente ans après sa mort, une pièce de théâtre écrite par Bernard Magnier, journaliste littéraire et directeur de la collection «Lettres africaines » lui rend hommage. Intitulée « Le fabuleux destin d'Amadou Hampaté Bâ », elle a fait la ronde des lycées française du 12 au 13 avril, pour faire découvrir aux jeunes générations ce monument de la littérature africaine francophone.

À travers les voix du comédien Habib Dembélé et du musicien Tom Diakité ainsi que la mise en scène de Hassane Kassi Kouyaté, le visage d'Amadou Hampaté Bâ, souriant, refait surface. Son histoire, depuis sa naissance en 1900, en pays dogon au Mali, jusqu'à sa mort, est décomptée au travers des contes, proverbes, de la parole et de la musique. Ce spectacle met en lumière une personnalité remarquable dont les œuvres font preuves d’une grande sagesse teintée d’humour.

Amadou Hampâté Bâ a connu une destinée exceptionnelle dont son œuvre porte la trace. Il s’est saisi de tous les genres littéraires : contes et légendes, bien sûr, mais aussi récits aux accents romanesques, poèmes, essais, livres pour enfants et, publiés juste après sa mort, deux volumes de mémoires, « Amkoullel l’enfant peul » et « Oui, mon Commandant ». Profondément attaché à sa culture traditionnelle comme à sa religion, il a fait de l’une et de l’autre une lecture tolérante, à l’écoute de l’Autre.

African cristal festival

L’audace, mot d’ordre de la rencontre

Depuis six ans, l’African cristal festival est le rendez-vous des professionnels de la communication, de la publicité et du digital opérant sur le continent africain.

Cette année, pour sa sixième édition, le festival est placé sous le signe de l’audace.

Des personnalités de renom se verront remettre un prix d’honneur pour l’ensemble de leur carrière, alors que plusieurs femmes du continent seront invitées à partager leurs expériences et connaissances auprès de plus de trois cents professionnels de la communication réunis autour du thème « L’audace au féminin ».

La manifestation accueillera, pour la première fois, du 2 au 5 mai, à Marrakech (Maroc), la Convention internationale de l’Union francophone, plate-forme d’échanges commerciaux de contenus, d’innovations et de créations au sein d’un espace économique qui partage la même langue.

L’African cristal festival représente une réelle opportunité pour les agences du continent qui souhaitent accéder à des niveaux d’affaires plus larges. Les meilleures d’entre elles seront récompensées et intègreront les meilleurs classements internationaux.

Au programme : sessions pédagogiques dédiées à la Data, au programmatique, au sport marketing mais aussi au « speed-pitching », afin d’offrir aux agences, entreprises et startups africaines l’opportunité de dévoiler leurs meilleures innovations en matière de marketing (objets connectés, contenus interactifs, Data, programmatique, réalité virtuelle et augmentée) devant les annonceurs. Les coups de cœur de l’année et des cas pratiques de « success stories » des marques africaines seront étudiés tout au long du festival. L'événement articule également son programme sur des moments de rencontres business ou réseautage.

Cristal festival a été lancé pour la première fois en 2001 pour promouvoir et encourager la création publicitaire. Aujourd’hui, le festival se décline partout dans le monde : Shanghaï, Beirut, Dubaï, Marrakech, Londres, New York…L’évènement a attiré de nombreuses personnalités comme Mickaël Gorbatchev, Maurice Levy, Vincent Bolloré, Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia, ou encore Alain Weill (président du Groupe SFR).

Durly Emilia Gankama
Vendredi, Avril 20, 2018 - 15:45
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Images illustratives
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