L’association de slameurs congolais, Styl’oblique, a organisé, le 19 avril à l’Institut français du Congo, une carte blanche pour sa septième édition. À cette occasion, ont eu lieu une conférence sur le slam, la performance du collectif des collèges de Brazzaville et la projection d'un film sur le slam.
Animée par trois conférenciers, la conférence sur le slam a eu pour but de promouvoir la poésie en milieu juvénile et initier les enfants à l’écriture afin de leur donner le goût de la littérature, développer en eux la capacité de prise de parole en public, et réveiller leur génie créateur.
Ces intervenants ont aussi cité les différentes activités qu’ils ont eu à réaliser cette année. Il s'agit, entre autres, de l’exposition « source de lumière », de l’artiste punch Mak, du slameur congolais guerre 2mots, appelé à représenter le Congo cette année à la première édition de la coupe d’Afrique de slam poésie au Tchad, le projet Slamunité de Mariusca Moukengué, le Masa avec Black Panther, etc.
Ces derniers ont informé le public qu’ils envisagent d'organiser en 2019, le tout premier festival international de slam au Congo. Pour eux « le slam est considéré comme étant un outil du développement personnel, derrière la pratique du slam se cache plusieurs vertus, cette pratique permet aux élèves d’acquérir et de développer de nouvelles compétences, à savoir la prise de parole en public, l’amélioration de la diction et de la mémorisation, l’enrichissement du vocabulaire. Nous insistons beaucoup sur l’apprentissage des figures de style et la syntaxe. Le slam contribue au changement des mentalités des jeunes. Avec le slam on se sent mieux après avoir déclamer », ont-ils signifié
La conférence a été suivie par un collectif des collèges de Brazzaville et des volontaires qui ont prononcé des textes de slam sur l’amour, la traite négrière, l’émigrant, la guerre, etc.
L’un des extraits « ... Assez de voir le mal gagner du terrain, l’homme devient la proie de l’autre, la croix du Christ s’enfonce dans l’eau (...) le riche ne peut plus aimer, le pauvre n’est plus aimé. Cessez la guerre, elle ne fait que victime aux prématurés, l’enseignant de ma classe n’a plus de place, j’en ai vu les vacataires en retraite sans être recrutés, dans nos hôpitaux de nombreux malades sortent parce qu’il n’y a pas assez des lits, c’est triste ... »
L’une des slameurs a remercié les organisateurs et les parents à laisser leurs enfants participer aux ateliers du styl’oblique qui ont lieu tous les week -ends dans les après-midi à l’Institut français du Congo.
Et enfin, la projection du film des slameurs de France et d'Africain évoluant sur la terre française.
Rappelons que le styl’oblique organise depuis 2007 à Pointe-Noire et 2009 à Brazzaville la compétition inter école de slam poésie. Le slam est une poésie libre consistant à déclamer des paroles agréables à l'audition et susceptibles de chatouiller le cœur du public. « Que le slam s’enflamme ! »










