La capitale sénégalaise connaît une frénésie culturelle avec le démarrage, le 3 mai, de la treizième édition du rendez-vous de l'art africain contemporain, qui se poursuivra jusqu’au 2 juin.
La nouvelle édition a été lancée, comme les précédentes, par le président sénégalais, Macky Sall. Dédiée à la créativité du continent africain, la Biennale Dakar 2018 est placée sur le thème « L'heure rouge » tiré de la pièce « Et les chiens se taisaient » d'Aimé Césaire. « L'heure rouge » est perçue comme le moment de l'accomplissement et de l'éveil, qui appelle à une Afrique nouvelle.
Au cours de cette manifestation, le Grand Prix Léopold-Sédar-Senghor a été décerné à la photographe franco-béninoise Laeila Adjovi. Celui de la diversité, attribué par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et doté de quinze mille euros (environ 9,8 millions de francs CFA), a été remis à l'artiste marocaine Souad Lahlou. Le Prix spécial de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, doté de cinq millions de francs CFA, a pour sa part récompensé l'Ivoirien Franc Fannie Aboubacar pendant que celui du ministère sénégalais de la Culture a été décerné au Nigérian Tejuoso Olanrewague pour son œuvre « Oldies and goodies ».
Par ailleurs, l'exposition internationale intitulée « Une nouvelle humanité », qui réunit les œuvres de soixante-quinze artistes venus de trente-trois pays, a eu lieu à l’occasion. Dans le même sillage, plusieurs galeries, institutions, écoles et maisons du pays abritent des expositions dans le cadre du volet off de la biennale.










