En séjour de travail à Brazzaville, les hématologues d’Afrique et d’Europe ont visité le mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, la semaine dernière.
Comme d’accoutumée, les hôtes du mémorial ont été reçu par sa directrice générale, Bélinda Ayessa. Les hématologues ont été édifiés sur l’histoire de l’explorateur de Brazzaville.
Le Pr Lazare Kaptue, président de l’université des montagnes, Marie de Dembeng, s’est dit ému à l’issue de la visite. En effet, plusieurs fois, il est arrivé à Brazzaville, mais il n’avait jamais découvert le mémorial.
« Je crois que l’idée que j’avais de De Brazza ce n’est pas ce que je viens d’apprendre aujourd’hui. Vous avez retracé en quelques minutes l’histoire de De Brazza qui m’a vraiment édifié. Je ne savais pas qu’il avait commencé au Gabon avant de venir ici. A fortiori, il a séjourné en Algérie. Donc, j’ai appris une bonne partie de l’histoire de De Brazza et pour moi, ça été fort enrichissant. Je crois qu’on doit rendre hommage au gouvernement d’avoir eu cette idée d’immortaliser cet explorateur qui a donné son nom à la capitale congolaise. Je crois qu’on doit rendre hommage au président Denis Sassou N’Guesso d’avoir eu cette heureuse initiative. Car des générations en générations se souviendront de ce grand homme. »
Le Pr Pierre Feugier, hématologue au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Nancy-France ; s’est dit lui aussi heureux de visiter le mémorial Pierre Savorgnan de Brazza. « Pour être honnête, je connaissais très mal l’histoire et quand j’ai dis à mes collègues que je venais à Brazzaville terminer la lecture de biographie de Pierre Savorgnan de Brazza, ils m’ont dit que c’est un grand homme. Ça met en valeur ce que vous avez fait ici. Habituellement on parle de la colonisation française en termes plutôt péjorative, alors que là, c’est un homme humaniste qui est apprécié de chaque côté de la mer méditerranée en Afrique et en Europe. Je pense que c’est la meilleure des choses qui puisse arriver. Je suis très content de visiter ce mémorial. »
Pour le Pr Eliras Dokékias, spécialiste de la drépanocytose et des maladies du sang, ce mémorial est important, parce que le Congo, dit-il, à une insuffisance en ce qui concerne le volet culturel et artistique. L’histoire ne pouvant être déformée ; si Pierre Savorgnan de Brazza n’était pas venu au Congo, que serait devenue Mfoa, s’est-t-il interrogé ?
« Je crois qu’en quittant les rives du Gabon pour arriver jusqu’au Congo en passant par Franceville, je crois que cette découverte est très marquante. Ce mémorial est important puisqu’il est dirigé par une dame qui a un cœur, qui a un engagement et qui a du nouveau en permanence. Je crois qu’il y a des gens qui s’attachent aux pensées qui sont tout à fait archaïques et déformées. Je crois qu’ici c’est le socle de l’histoire de Brazzaville, le socle de l’histoire du Congo. A travers ce mémorial, nous avons un bijou », a déclaré le Pr Eliras Dokékias.
Bien auparavant, les directeurs généraux des services de sécurité de la Conférence internationale de la région des grands Lacs (Cirgl), avaient visités le mémorial. « J’ai appris quelque chose de tangible à propos de l’histoire de ce grand pays. Je souhaite la paix et du succès pour les gens du Congo-Brazzaville », a écris sur le livre d’or du mémorial, le soudanais Xabir Almahdy.










