La communauté des rastas du Kouilou va livrer le samedi 22 mars, un grand concert de reggae au bar le continental sise à Mpaka dans le sixième arrondissement de Pointe-Noire.
Le Reggae est une musique de cœur et d’inspiration, mais aussi mythique et voire même mystique « la musique est la religion et la religion la musique. Le reggae est une communication, la communication la plus douce », disait Bob Marley Dans son vivant.
Le but de ce concert, c’est d’attirer un monde beaucoup plus large autre que rasta. Ainsi à travers ce rendez-vous culturel, la communauté des rastas du Kouilou va faire preuve de cette religion et communication dont parlait Bob Marley tout en véhiculant des messages de paix et d’amour. Car par définition le rasta est celui qui opte pour la philosophie du rastafarisme. Être rasta c’est d’abord croire en Dieu et suivre ses préceptes, d’où le fameux adage de Bob Marley « one love » qui veut dire tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Pour la petite histoire, le reggae a été fondé par le jamaïcain, Marcus Garvey. Ce courant mystique connait son véritable essor aux États-Unis, prêchant le retour en Afrique de tous les descendants d’esclaves disséminés sur le continent américain et situant la terre promise des noirs africains en Ethiopie. Le mouvement mêle à la fois pensée biblique et panafricanisme et se donne comme messie l’empereur Haile Selassié 1er, d’où le terme de rastafari qui signifie « roi des rois ». il aura également comme surnom « Jah ».
En réalité c’est Bob Marley qui fut l’artisan principal de l’avènement du reggae dans les années soixante-dix. Il demeure toutefois le principal artisan de la célébrité mondiale du reggae, mais aussi un symbole populaire de libération politique et culturelle à travers le monde. Et vers les années 1972-1973, le reggae a connu une vague d’interprète sans précédent comme : Peter Tosh (ex Wailers, le groupe de Bob Marley), Bunny Wailer, Douglas Mack, The Ethiopians, Burning Spers, Grégory Isaacs et bien d’autres.
Rappelons que la communauté des rastas du Kouilou existe depuis les années 90 et compte plus d’une soixantaine de membres. Les membres de la communauté se retrouvent tous les dimanches dans leur ghetto situé à Lémba, ils ont pour président, Magaz.










