A quelques semaines du démarrage des activités du recensement administratif spécial, Il s’est ouvert le 16 juillet à Brazzaville, un séminaire de formation des formateurs sur la sensibilisation des populations.
Il a s’agit au cours de cet atelier, d’instruire les formateurs sur le contexte politique du recensement administratif spécial de 2013, de leur apprendre les notions de gouvernance locale, de citoyenneté de démocratie participative, les techniques de mobilisation des populations et l’organisation de la campagne de proximité sur le terrain.
Relever le double défi de la mobilisation des populations afin qu’elles se fassent recenser massivement et votent en grand nombre lors des prochaines élections locales. A cela il a été mis en place une sous commission de sensibilisation et communication qui a deux missions essentielles concevoir et conduire la campagne de sensibilisation relative à ce recensement administratif spécial.
Au terme de cette formation, les 101 formateurs seront ensuite déployés dans les localités afin de multiplier la formation reçue. Cet exercice permettra de déployer près de 3000 éducateurs communautaires sur l’ensemble du territoire congolais.
A cette occasion, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), par la voix de représentant, a rappelé aux participants que « dans la démocratie, l’élection constitue a n’en point douter un temps fort pour lequel le peuple souverain désigne ces représentants qui assureront l’exercice du pouvoir en son nom. »
Le vote, a-t-il poursuivi, « est donc par excellence l’acte premier de la démocratie. » Il a cet effet rappelé aux séminaristes que le PNUD encourage tous les espaces de dialogue pour consolider le processus démocratique au Congo. « C’est toute la raison d’être de sa participation à la concertation de Dolisie ».
Il a souhaité que ce séminaire de formation des formateurs permette à tous les acteurs engagés dans l’édification de la construction de la citoyenneté à acquérir des outils pédagogiques et d’animation nécessaires pour mobiliser et libérer les énergies pour une adhésion massive aux activités liées à ce recensement.
Le PNUD se réjoui du consensus qui s’est dégagé entre le gouvernement, les partis politiques, la société civile et les confessions religieuses a-t-il ajouté.
Intervenant à son tour, le préfet, président du comité technique de ce recensement administratif spécial représentant le ministre de l’intérieur, Antoine Evoundou, tout en rappelant à l’assistance les propos de ses prédécesseurs, a d’abord circonscrit le contour de cette activité qui, a-t-il fait savoir, « est essentiellement la résultante d’un constat que chacun de nous a fait ces dernières années sur l’inexplicable taux d’abstention de notre électorat au cours des différents scrutins que nous avons connu au cours de ces dernières années.
Les explications de cette abstention a-t-il signifié, n’ont probablement pas encore été décelés. »
Remerciant tous les partenaires institutionnelles étatiques et non étatiques pour leur contribution à la réussite de ce séminaire, Antoine Evoundou a conclu son propos en déclarant « la cérémonie qui nous réunit aujourd’hui est donc un début de réponses que la coordination nationale chargée de mettre en œuvre le recensement administratif spécial a mis en place pour commencer ce travail. »










