Plus connu par Muleck, son nom d’artiste, Alexandre Mikouiza est chorégraphe, percussionniste, comédien, conteur et griot. Il a pris part à plusieurs festivals d’arts de scène qui se déroulent au pays.
Muleck, ou Mouleck pareillement, joue à la fois à la sanza, au balafon, au tam-tam, à la calebasse et bien d’autres accessoires.
Il a forgé son talent d’artiste de scène auprès de ses géniteurs, avant de le mûrir à côté de grands artistes africains et européens tels Hermann Delphius, Eric Victorien Mampouya, Fortuné Abdon Khoumba, Andrea Wamba, Boris Nganga Bouetoumoussa, Salia Sanou, David Bobée, Julie Dossa.
Muleck est né d’un couple d’artistes. Son père, Abraham Mikouiza, est percussionniste et sa mère, Oumba Marguerite, est une danseuse. En dehors de ces deux piliers qui lui ont insufflé le goût des arts de scène, il puise son inspiration de l’observation et de l’écoute de la nature.
Discret dans les médias, Muleck est omniprésent dans les manifestations culturelles tradi-modernes de haute envergure, organisées à Brazzaville, Pointe-Noire et parfois hors du pays. Son parcours est celui d’un artiste digne d’éloges.
Plus récemment à Brazzaville, dans la mise en scène de "Bac ou mariage" de Bill Kouelany ou de "La cinquième dimension" de Stéphane Mensa, Muleck s’est révélé un chorégraphe talentueux et doué. Les fans de la danse contemporaine restent marqués par ses prestations dans l’exécution des chorégraphies comme "Cinq sens" avec la Compagnie Paco-Decina, "Les profondeurs" avec le Ballet national et un peu plus loin, en 2010, "Congo, le destin partagé", spectacle du cinquantenaire du pays.
Un danseur atypique
En dehors de ces grands spectacles de danse au côté d’autres artistes, Muleck est également créateur de chorégraphie. Parmi ses plus significatives ayant suscité l’engouement du public à
différents endroits, il y a "Mi Kuiza", "Mia Nza" et "Nkokolo". Il faut le voir sur scène pour admirer la beauté de ce danseur atypique, qui sait lier avec dextérité le folklore et la modernité, un peu à la manière d’"Engonza" de Jacques Koyo ou des danses du groupe Village Molokaye du défunt artiste Papa Wemba.
Par ailleurs, en qualité de percussionniste, il a émerveillé le public, cette année, à l’Institut français du Congo, en accompagnant, par sa batterie, l’exécution du "Performateur" de Fifi Tamsir Niane Cochery et Jean-Luc Raharimanana. Et, comme comédien, Muleck a participé, entre autres, à la mise en scène de "Le dernier des Ndinga" avec Alphonse Mafoua, "Hamsaya" avec Jean Louis Wakabaka, "Je soussigné cardiaque" et "La marmite de koka-Mbala", dans le cadre du théâtre national avec Marcelin Kiwassi.
Concernant le sens qu’il donne à l’art, Muleck affirme : « Dans ma vie de tous les jours, j’aime mettre en valeur cet hymne : l’art est sans frontières. N’ayant pas de limites, l’art me permet de voyager dans son univers par des rencontres, des partages, des créations où chacun donne et reçoit pour des lendemains meilleurs de l’humanité ».










