Le poète parle, dans son ouvrage, de ses souvenirs d’enfance en martelant sur le binôme joie-malheur qui accable l’humanité.
Le recueil évoque les souvenirs prépondérants de l’enfance du poète, cette enfance faite de roses, sans vicissitudes ni « tralala ». Gaëtan Ngoua exalte sa vie de jadis par des vers libres excellemment rimés et d’éléments de la nature, de la toponymie et des astres pour lesquels il manifeste « une révérence, une déférence », pour avoir fait de lui une « référence ». Fière de ce passé lointain et roboratif, en contraste aux méandres de la vie moderne exigeante et avilissante, le poète demande une seconde « chance » pour recréer sa terre natale paradisiaque « qui a bruni ses enfers » devenue « une fiente ».
Allusion faite aussi au monde d’aujourd’hui devenu un enfer pour les terriens par la complicité de ceux qui pensent être des surhommes et qui posent des « actes immondes », plongeant l’humanité entière dans la géhenne des vices et des péripéties de tout genre. Le bon sens est renvoyé aux calendes grecques. « Faisons gaffes !» interpelle vivement le poète humaniste qui se fait le mentor des « Voix des sans voix ». Aussi, en les invitant à « avoir foi en Dieu », le poète leur propose pour sortir de cette précarité comme du fumier, l’« Amour de la patrie » afin que voit le jour, l’unité « sans parti pris ».
Par ailleurs, il invite la jeunesse à renoncer à la procrastination et à redoubler d’effort pour atteindre les résultats des lendemains meilleurs, car, « demain c’est maintenant ». Le poète habille son imagination de mots qui dessinent le rêve d’un monde idéal.
A travers ces poèmes nés de son vécu et de son imagination, Gaëtan Ngoua transporte le lecteur dans un paradis, où il cueillera par rapport à sa sensibilité, une foultitude d’éléments catalyseurs, nécessaires pour se réaliser dignement dans la vie. Le recueil de poèmes a été publié en 2018 aux éditions Renaissance Africaine.










