Dénommé Eltsior, le jeu du Congolais, contrairement au ludo, à la monotonie ou à la dame, reflète la majorité des notions sur la géographie, la fiscalité, la santé publique, la banque, l’histoire et autres. Cet aide-mémoire apprend à connaître le continent africain dans sa diversité.
Destiné aux personnes âgées de 12 ans et plus, Eltsior peut être joué par deux, quatre ou six personnes, assistées par un arbitre. En effet, ce jeu consiste à amasser le maximum d'argent, à épargner lorsqu’il y en a en trop ou à demander des crédits lorsqu’on est dans le besoin et à éliminer tous les autres joueurs en achetant et vendant des propriétés ou en encaissant des loyers . « Ce jeu développe des stratégies dans plusieurs domaines de la vie. Il nous apprend non seulement à découvrir l’Afrique mais aussi à développer l’esprit de coopération et de respect mutuel. En jouant à Eltsior, on se cultive », a précisé Félix Mpele Mvoutou.
Educatif et instructif, ce jeu est composé des carreaux représentant des aéroports, des sites touristiques, des marchés, des hôpitaux, des écoles, des taxes à payer, des prisons ainsi que divers accessoires du continent africain. Au départ, chaque joueur reçoit une quantité d'argent déterminée (Oufkar) , les cartes d’accès au crédit et un pion. Les joueurs font avancer leurs pions sur le plateau en fonction des points inscrits sur les facettes des dés.
Le jeu commence par un jet des dés pour choisir celui qui va débuter, il doit comprendre le plus grand chiffre ou celui qui fera le 1 – 1 avec les deux dés. D’ailleurs, le joueur qui aura chaque fois 1-1 avec les dés recevra la somme de 10 000 Oufkar. Le tour se joue dans le sens opposé des aiguilles d’une montre. Une fois un terrain acquis, le joueur qui y tombera devra payer au propriétaire du terrain la somme qui lui est indiquée sur la carte par rapport aux conditions du terrain.
Devenir propriétaire
Après avoir effectué un tour complet, un joueur qui tombe sur un terrain nu peut l’acquérir avec le montant de vente indiqué sur le terrain, les écoles et les hôpitaux restent la propriété de l’Etat.
Selon la philosophie du jeu, le propriétaire d’un terrain peut le vendre au montant sur lequel il s’accordera avec l’acheteur et un taux de 10% devra être versé au gestionnaire comme redevance.
La construction est autorisée au joueur qui possède au moins deux terrains dans un même pays.
Un joueur en difficulté et qui n’a plus la possibilité de contracter un crédit, peut procéder à la démolition de ses hôtels, et/ou à l’hypothèque de ses propriétés ou encore à la vente de ses propriétés à un autre joueur.
Le joueur qui tombe sur un terrain nu est considéré comme simple visiteur ou touriste, et sur un terrain construit est considéré comme locataire dans l’hôtel. Et toutefois, il devra payer auprès du propriétaire la somme indiquée sur la carte.
Si un joueur tombe sur une case école, et s’il ne détient pas encore une carte de propriété, il devra payer les frais de scolarité en totalité. Mais s’il est détenteur des cartes de propriété, le gestionnaire devra lui choisir une carte parmi celles qu’il détient et répondre à au moins deux questions aux autres joueurs sur les coordonnées du pays de la ville de la carte qu’il détient ; les explications se trouvant au verso de la carte. Si ce qu’il dit est vrai, il ne paie rien, au cas contraire, il doit payer la moitié des frais de scolarité, et s’il n’arrive pas à répondre, il paie le double des frais de scolarité.
A ce jour, Eltsior n’est pas encore commercialisé, d’ailleurs, le jeune inventeur et artiste congolais cherche les partenaires afin de promouvoir ce jeu qui fera sans doute la fierté du pays, grâce à ce côté panafricain et le fait qu’il invite les citoyens au respect ainsi qu’à la protection des biens publics.










