Surveiller et veiller, les deux notions comportent des nuances mais sont assez proches pour ne pas rester liées. « Surveillez vos vaches qu’elles ne divaguent pas » ; « Veillez sur les enfants que nul ne touche à un seul de leurs cheveux ». Dans les deux cas, l’attention est requise.
Après un engagement à 48 concurrents dans le Mondial de football en cours aux États-Unis, au Canada et au Mexique jusqu'au 19 juillet, les premières déceptions s'accumulent. Les sélections tombent les unes après les autres laissant la place aux plus méritantes et aux plus chanceuses de la compétition.
C’est une course au pouvoir faite de verdicts sans appel, où tout se joue parfois sur un petit rien impardonnable. Ainsi, les Léopards de République démocratique du Congo qui incarnaient le rêve de toute une région (l’Afrique centrale y était représentée par les seuls poulains de Sébastien Desabre) sont rentrés à la maison.
Combatifs contre la sélection anglaise emmenée par son butteur attitré Harry Kane, les félins des bords du fleuve Congo, rive gauche, n'ont pu garder l'avantage d'un but à zéro qu'ils avaient pourtant conservé jusqu'à l'heure de jeu. Rattrapés et finalement battus, 2 à 1, les Léopards ne franchissent pas la barre des 16è de finale pour autant, ils ont laissé une bonne impression.
Avec au moins un lot de consolation : ils retrouvent le célèbre fleuve dans son lit habituel au rythme des chansons qui lui sont dédiées depuis la nuit des temps par les artistes musiciens dont c’est la profession. Quant à la rhétorique de surveillance lancée de Kinshasa chaque fois qu’un exploit sportif comble ses désirs, côté rive droite, elle ne détourne pas Brazzaville de son projet de renaissance du sport dans toutes les disciplines.
Mais à patrimoine commun, instinct de préservation partagé.