Le retour de Claude Le Roy comme sélectionneur du Onze national jaillit comme un point d'eau en plein milieu du désert. Nombreux se félicitent de cette nomination qui traduit dans une certaine mesure la volonté exprimée par le président de la République lors de son discours d'investiture de revitaliser le sport en général et le football en particulier.
Le technicien français a l'avantage de bien connaitre la maison « Diables rouges » et le continent africain pour avoir roulé sa bosse partout . Durant son premier passage il a marqué positivement l'histoire du football congolais. Son nom est resté sur toutes les lèvres et rappelle l'épopée de 2015 quand le Congo a brisé le plafond de verre en se qualifiant à la phase finale de la Coupe d'Afrique des nations après quinze longues années d'absence.
Mais le contexte actuel est très lourd comme en témoigne le nombre de six sélectionneurs collectionnés depuis le départ de Claude Le Roy il y a onze ans sans trouver la bonne formule. Le pari de la politique de faire du neuf avec du vieux n'est pas sans risque en particulier si les mesures d'accompagnement mobilisés autrefois ne suivent pas.
Ce qui est certain, le nouvel entraîneur communiquera sans nul doute une bonne image de l'équipe nationale. Homme de principe, le technicien français sait que sa mission est cruciale. L'on saura dans un avenir proche si le Congo a tiré les leçons des expériences passées.