À mesure que l'on approche de la présidentielle de mars prochain, le tableau des potentiels candidats se précise. Souvent, en pareille circonstance, se pose pour l’opposition le problème de la pléthore de prétendants à ce rendez-vous majeur de la vie politique nationale. Il n’est pas certain que les calculs changeront cette fois au regard des annonces déjà enregistrées.
Depuis quelque temps, avec ou sans l’aval des formations politiques auxquelles ils appartiennent, beaucoup de dirigerants ont pris d'assaut la radio, la télévision, la presse écrite et digitale pour porter aux yeux de l’opinion ce qui s’apparente à la « bonne » nouvelle : ils sont partants pour 2026. Et si l’on comprend bien, le compteur pourra exploser avant même que l’administration électorale ne mette au point le processus des préparatifs.
Au demeurant, dans les semaines à venir, disons avant la fin de l’année en cours, une sorte de branle-bas s’enclenchera au sein des états-majors politiques avec pour ligne de mire le scrutin présidentiel des 17 et 22 mars 2026. Face au candidat de la majorité, qui pourrait être connu durant le congrès ordinaire du Parti congolais du travail (locomotive de cette famille), sans nul doute le président sortant, se présenteront à n’en point douter un peu plus d’une demi-dizaine de concurrents.
« Projet de société » contre « projet de société », les hommes et les femmes (on ne sait pas s’il y aura des candidates) autorisés à se présenter profiteront des deux semaines de la campagne électorale pour en vulgariser les grandes lignes. Les professionnels des médias, dont l’une des missions sera de rendre compte de cette « grande » actualité, verront si les défis auxquels la nation congolaise est confrontée sont bel et bien pris en compte par les postulants au poste suprême. Le peuple-électeur tranchera, on l’espère dans un climat apaisé.