L'on peut, sans prétendre être un devin ou un empêcheur de tourner en rond, se poser la question.
De la façon dont chacun et chacune dans les camps des candidats à la présidentielle des 12 et 15 mars s'est investi (e), il y a de quoi craindre pour le nombre de places disponibles.
Combien de ministres dans la future équipe, et qui bénéficiera de la confiance du futur Président de la République ? Il semble en effet que le gouvernement soit l'échelle de responsabilité la plus convoitée chez celles et ceux qui ont « mouillé le maillot », chez les grands commis de l'Etat.
Oui, grands commis, ils et elles le deviennent du moment que leur nom figure sur le décret présidentiel de nomination. Puis on les voit en prendre légitimement la posture, ce qui est tout à fait normal.
Reposons-nous la question de départ : combien de ministres dans le gouvernement à venir et qui bénéficiera de la bonne appréciation du président élu au lendemain du 15 mars ?
Prenons l'hypothèse où le candidat le plus en vue l'emporterait, celui investi par la majorité présidentielle. Ceci n'est qu'une hypothèse parmi tant d'autres, que l’on ne nous en veuille pas pour autant.
Dans ce cas précis, la question posée en amont vaut son pesant d'or. Il est indéniable que « accélérer la marche vers le développement » suppose de miser sur un attelage qui tienne la route.
Imaginons cependant les fortes secousses engendrées par des frappes contre la porte d'entrée. L’emporteront-elles sur le pari de ne pas répéter les erreurs, les dysfonctionnements et les échecs du passé les cinq prochaines années ? Observons !