Depuis quelques jours, les engins des TP sont à l’œuvre au pont de Mikalou sur la principale sortie nord de Brazzaville. Ils accompagnent à un rythme soutenu les ouvriers et leurs responsables dans l’accomplissement d’une tâche qui rendra l’espoir aux riverains.
Des tentatives de déboucher la rivière Djiri avaient été engagées par le passé mais n’ont pas abouti. Menées sans grande conviction, parfois par des particuliers ne disposant pas d’équipements et de personnels adéquats, elles sommeillent, depuis, dans son lit de cette bande d’eau encrassée.
Ce dont il est question aujourd’hui est la construction d’un gigantesque collecteur d’eau en béton armé, destiné à drainer et contenir la rage des pluies diluviennes qui frappent Brazzaville très souvent et sont une source de désastres pour beaucoup de familles.
Un bémol : les informations recueillies sur place révèlent que les travaux en cours sont pour l’instant exécutés de part et d’autre du pont sur une distance équitable de 100 mètres. C’est déjà positif.
Comme la Djiri, longue d’une soixantaine de kilomètres, la Tsiémé, un autre cours d’eau qui arrose la capitale congolaise est sur la liste des projets d’assainissement sur lesquels se penchent le gouvernement et les partenaires au développement.
Jusqu’à début octobre, du fait de la saison sèche, l’absence de précipitations est un moment idéal pour entreprendre ce genre d’activités. Et l’on prie que celles concernant le curage de la Djiri se pérennisent.