Moteur fondamental de toute économie, créateur de richesses et d’emplois massifs, le commerce stimule le Produit Intérieur Brut et favorise la croissance des entreprises. Générant à la fois une valeur ajoutée dans toute la chaîne logistique, le transport et les services connexes, son importance dans la diversification économique est cruciale à l’heure de la connectivité aux marchés régionaux ou mondiaux.
Tandis que le pays entend œuvrer pour saisir les opportunités de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf), réformer ce secteur constitue un atout dans l’approvisionnement des populations en biens et services essentiels. Autant dire que l’option prise par le ministère du Commerce et les chambres de commerce, d'industrie, d'agriculture et des métiers de créer un cadre de dialogue permanent public-privé relève de la volonté affichée par les pouvoirs publics de faire jouer au commerce le rôle qui est le sien.
Dans cette perspective et au regard des accords commerciaux signés, il apparaît la nécessité de préparer les entreprises congolaises et l’ensemble des acteurs à travailler de telle sorte que l’adhésion du Congo à la Zlécaf soit bénéfique et une opportunité pour le pays.
Au demeurant, réformer ce pan de l’économie devrait permettre de répondre aux préoccupations relatives aux facilitations douanières, aux chevauchements du contrôle par les agents du commerce et de la police, aux tracasseries administratives, à la concurrence déloyale et l’amélioration du climat des affaires. Des aspects qui font souvent obstacle à la diversification des échanges commerciaux et à l'intégration durable dans les réseaux de production régionaux.