Le gotha de la presse nationale s’est réuni la semaine passée au Centre internationale de conférence à Kintélé dans la banlieue nord de Brazzaville dans le cadre du Salon de l’information, de la communication et des médias en sigle Sicom. Ce rendez-vous a connu la présence des autorités politiques et administratives, des partenaires au développement et d’autres invités.
Au nombre des faits marquants de l’événement figurent en bonne place le diagnostic du secteur et les défis à relever au moment où le numérique est en passe de talonner la presse papier et audiovisuelle. Pour leurs contributions au rayonnement du métier de journaliste au Congo, d’anciens professionnels des médias ont été honorés.
C’est le cas du directeur et fondateur du quotidien Les Dépêches de Brazzaville, Jean-Paul Pigasse, décédé le 11 juillet dernier en France, qui a reçu un hommage soutenu pour sa contribution à l’éclosion de la presse moderne congolaise. Dans la même lancée, le président de la République Denis Sassou-N’Guesso a réceptionné le Prix spécial de la liberté de la presse.
Au-delà de son côté scientifique et festif, le Sicom aura eu le mérite d’offrir aux journalistes une opportunité d’épiloguer sur les maux qui entravent le fonctionnement optimal des médias. La formation, le statut particulier et le financement ont été évoqués par les participants. Le gouvernement a, quant à lui, annoncé la mise en place d’un fonds de soutien aux médias.
Il est souhaitable que celui-ci soit significatif pour soutenir les organes de presse publics et privés surtout dans une période où plus d’une vingtaine de médias (journaux, radios et télévisions) ont fermé faute de financement. Cette situation déplorable interpelle les décideurs d’adopter un plan de sauvetage adéquat au risque d’assister à une asphyxie du secteur.