À deux reprises, les négociations engagées les jours derniers par le gouvernement et les syndicats de l'université Marien-Ngouabi n'ont pas abouti. En cause : l'absence de consensus sur le paiement des salaires et d'autres prestations revendiqués par le personnel.
Déjà fortement perturbé par ces questions essentielles devenues inextricables au fil des années, le calendrier académique va l'être encore davantage. Il est important de souligner que le Congo traverse une période difficile sur le plan économique et financier. Les retards de salaire frappent de nombreux établissements publics et parapublics sans exception.
Il est tout aussi important de noter que pour leur part, les enseignants du cycle supérieur font preuve d'une résilience qui n'a d'égal que l'amour qu'ils ont pour leur métier et pour le pays. Fidèles à cette posture, ils refusent de trahir leur serment.
C'est parce que le ressort de l'attente s’est suffisamment tendu qu'il risque de lâcher. Les enseignants espèrent voir le gouvernement prendre les dispositions qui s'imposent pour sauver l'année académique en leur assurant le dû qu'ils réclament avec dignité et responsabilité.