La Grande foire agricole du Congo (GFAC) est sans conteste l’une des activités économiques nationales majeures organisées en février dernier. Venus des différents départements, les acteurs du secteur ont pris d’assaut les stands sur le site de l’évènement où ont été exposés divers produits agropastoraux.
Cela ne fait l’ombre d’aucun doute, à travers cette foire, les visiteurs se sont rendus compte que le Congo peut assurer son autonomie en matière de production alimentaire et même exporter dans la sous-région ou en dehors de l’Afrique au regard de la qualité des produits et de la structuration des producteurs.
Une grande majorité d’acteurs concernés interrogés a salué l’initiative des pouvoirs publics de tenir cette sorte d’émulation qui met en exergue les variétés de cultures agricoles, de filières d’élevage -bovin, ovin, caprin et de la volaille-, ainsi que de produits de pêche. La décade dédiée à la rencontre s’est avérée insuffisante.
Il revient aux organisateurs de réfléchir sur la manière de capitaliser sur l’expérience de cette première édition qui n’a pas permis aux exposants d’acheminer de grandes quantités de vivres sur le site. Mais, elle a été une grande première vu l’engouement du public nonobstant l’éloignement géographique des lieux.
Le site de la foire devra faire l’objet d’aménagements afin d’offrir aux visiteurs et aux vendeurs des conditions idéales. Il est souhaitable de penser au bitumage de la voie d’accès, à la connexion du site au réseau électrique national, la sécurisation, l’implantation des structures d’hébergement, de conservation d’aliments et de restauration sans oublier la réorganisation et l’accompagnement des producteurs qui seront utiles pour les prochaines éditions.