Le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Équatoriale et le Tchad ont un rendez-vous crucial pour 2027. Dans le cadre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique (CEMAC), leur instance d’intégration, ce dernier porte sur la relation qui les unit à un partenaire financier de poids, le Fonds monétaire international (FMI).
Pourquoi 2027 ? Parce que cette institution de Bretton Woods, avec laquelle les six pays sont en pourparlers dans la perspective de nouveaux programmes, a des exigences. Elle veut obtenir de tous la réduction du déficit budgétaire à 1,5% de leur PIB, condition indispensable à la consolidation de leurs liens économiques
Ce sujet combien important mérite pour l’heure d’être traité au conditionnel dans la mesure où, à ce jour, de source proche du dossier, le FMI lui-même ne l’a pas officiellement formalisé. En revanche, la courbe des déficits autorisés dans l’espace CEMAC réclame des gouvernements plus de rigueur et de pragmatisme. Les chiffres disponibles les situent globalement entre 1,7 et 10%, voire plus, dans un contexte marqué par la dégradation des finances publiques de la sous-région.
Alors que la situation varie pays par pays, l’épreuve en cours ne préconise pas une victoire pour un seul méritant. Les six États doivent gagner à l’unisson la bataille des réformes car la règle du jeu est qu’une faille constatée chez un membre affectera négativement la situation d’ensemble. Le Cameroun, le Congo et le Gabon seraient notamment impactés car contrairement à leurs coéquipiers, Yaoundé, Brazzaville et Libreville attendent de nouveaux programmes.
D’après les mêmes sources, le Congo se trouverait dans une position plutôt satisfaisante et devra prier que les six parviennent à tirer leur épingle du jeu pour le bien de la sous-région et de ses économies.