Au moyen de déclarations officielles et individuelles une affaire essentiellement familiale a été portée sur la place publique la semaine dernière suscitant des réactions indignées.
Il est certain que des situations du même type se produisent dans de nombreux foyers conjugaux : un homme s'acharnant sur son épouse la main lourde, une femme criant des sermons sur son époux pour telle ou telle raison.
Tant qu'elles ne franchissent pas le mur de la cellule familiale, ces affaires préjudiciables relèvent du domaine privé, surtout si les parties en cause trouvent rapidement un terrain d’entente. Celle concernant le ministre Jean-Marc Thystrère Tchicaya et son épouse a fuité sur les réseaux sociaux et fait le tour du monde.
Un communiqué du gouvernement publié dans la capitale, le 13 mai, appelait la justice à prendre la main invoquant « des faits de violences conjugales » et « le respect de la dignité humaine ». Une photo de l'épouse du ministre portant des marques au visage semblait étayer le propos.
S'est invité un autre communiqué signé cette fois de l'intéressé le 15 mai. Visiblement attristé, le ministre a présenté ses excuses publiques aux plus hautes autorités nationales, à son épouse souffrante, à ses enfants sans doute choqués.
« Mon foyer est ce dont j’ai de plus précieux » a écrit Jean-Marc Thystrère Tchicaya, qui s'est déclaré disposé à en dire plus dans le cadre approprié du droit, tel qu'il préserve le principe sacré de la présomption d'innocence. C'est humble si l’on pense à la notion de faute avouée