À l'échelle des nations, la concorde des enfants du pays est essentielle, malgré de nombreux défis à relever par les États. Elle ne résoudra pas d'un coût de baguette magique les problèmes divers auxquels les citoyens sont confrontés mais peut établir une chaîne de solidarité indispensable à la survie de la République.
Chacun observe à quel point, de nos jours, les relations internationales sont dans l'impasse. Cette nouvelle année le prouve avec les derniers développements de l'actualité dans la région des Caraïbes. Que nous réservent les semaines à venir après le raid foudroyant des forces américaines sur Caracas, la capitale du Venezuela ?
Les discours entendus dans le sillage de ces événements sont malheureusement de nature à consumer les quelques espoirs de dialogue qu'autorisent jusqu'à présent les retrouvailles autour de la maison commune qu'est l'Organisation des Nations unies. Immuable mais pour combien de temps encore (?), ce bel instrument de discussion voit continuellement s'éroder la confiance de ses membres les plus puissants qui en composent le Conseil de sécurité mais aussi de la grande famille constituée depuis le jour de sa création en 1945.
S'il n'y a plus de boussole pour guider les nations du monde, si la diplomatie devient le parent pauvre des relations inter-États, dans un tel contexte, le salut pour les peuples réside dans leur capacité à défendre les terres héritées de leurs aïeux. Ils doivent faire corps avec leurs dirigeants pour gagner la bataille de l'unité. Et Ces derniers sont tenus d'ériger leur leadership en vecteur de performance dans la gouvernance de leurs nations.
Par les temps qui courent, ne pas réfléchir à ces questions est suicidaire.