L’on ne peut en douter. Du 27 au 30 décembre dernier, le Parti congolais du travail (PCT), a organisé son sixième congrès ordinaire. La mobilisation des cadres et militants était à ce point impressionnante que l'événement peut être classé parmi les rendez-vous politiques majeurs de l'année qui vient de s'écouler. Une observation particulière, les assises ont presque duré « deux ans » dans la mesure où la clôture est intervenue bien plus tard, le 1er janvier 2026.
Qu’est-ce qui a bien pu se passer ? Les allées du vaste hangar qui accueillait les travaux dans l’historique quartier de Mpila à Brazzaville ont bien laissé échapper quelques bribes d’information sur la délicatesse des choix incombant aux différentes instances du parti. Entre les anciens, assis sur leur expérience et les jeunes, traversés par l’ambition de prendre leur suite, les délibérations ont pris plus de temps que prévu.
Au dernier moment, Pierre Moussa, le secrétaire général sortant a conservé son siège là où plusieurs noms de ses potentiels successeurs ont circulé : Gilbert Ondongo, Anatole Collinet Makosso, Denis-Christel Sassou-Nguesso, Pierre Mabiala. Autant de dirigeants en vue qui poursuivrons leur contribution à la vie active de leur instrument de combat politique appelé par son président à « consolider ses fondamentaux notamment la formation idéologique, la culture générale de ses militants, la réflexion permanente sur l’évolution de la société et du monde ».
En convoquant quelque 3000 délégués, le PCT qui revendique plus de 700 000 adhérents pourra être confronté au défi de la répartition des postes en son sein. Heureusement pour lui, en dehors des fonctions d’animation du parti sur l’ensemble du territoire national, il pourvoit aussi aux fonctions administratives de l’Etat. Dans son message lu au congrès, dont un premier extrait est repris plus haut, le président du Comité central rappelait aussi que le PCT « doit inspirer au pouvoir exécutif des politiques allant dans le sens du mieux-être de tous les Congolais ».
C’est dire qu’au-delà des postes à occuper, la légitimité de l’action que conduiront les dirigeants du PCT, s’ils obtiennent à nouveau la confiance du peuple pour les années à venir, reposera aussi sur le succès du programme du gouvernement.