Le ministre ougandais des Affaires étrangères, Sam Kusita, a été élu président de l’Assemblée générale de l’ONU le 11 juin pour un mandat d’un un. L’élection du ministre ougandais intervient à un moment où son pays est beaucoup critiqué ces dernières semaines par la communauté internationale pour non-respect des droits de l’homme.
La présidence de l'Assemblée générale est revenue à l'Ouganda après que ce pays a été choisi par le groupe régional des Etats d'Afrique. En vertu du système de rotation en cours, le choix pour ce poste revenait cette année au groupe des Etats africains. Sam Kutesa était l'unique candidat à briguer ce poste. Il a été élu par acclamations sans vote, puis félicité par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon.
Le nouveau président de l’Assemblée générale de l’ONU a une longue expérience. Avocat de formation, il a aussi été parlementaire, ministre des finances et ministre des affaires étrangères de son pays. Au terme du vote, le secrétaire générale de l’ONU a salué l’élection de cet africain à la tête de l’Assemblée générale de l’ONU. « Je lui souhaite le plus grand des succès dans ses importantes responsabilités », a ajouté Ban Ki-Moon. De son côté le nouveau président de l’Assemblée générale de l’ONU a assuré qu'il comptait faire de la lutte contre la pauvreté et la faim la priorité de son mandat.
L’élection de Sam Kutesa à la tête de l’Assemblée générale de l’ONU a été beaucoup contestée. La Human Rights Campaign, une association qui lutte pour les droits des homosexuels-, bi- et transsexuels, a qualifié sa présidence de « tache dans les efforts des Nations unies pour protéger les droits de tous les individus ». L'Association reproche à Sam Kutesa de soutenir une loi promulguée en février par le président Yoweri Museveni qui criminalise la promotion de l'homosexualité et rend obligatoire la dénonciation des homosexuels. Cette loi avait provoqué des condamnations internationales. A l’annonce de cette loi le secrétaire d'Etat américain John Kerry l'avait comparée aux législations de l'Allemagne nazie ou du régime d'apartheid en Afrique du Sud et annoncé que les Etats-Unis allaient revoir leur coopération avec Kampala.










