La planète héberge sept milliards d’individus. Face à l’inégale répartition des ressources naturelles, les besoins primaires de chaque citoyen sont loin d’être satisfaits. Ainsi, seuls 4,5 milliards d’habitants, soit 64,2% de la population mondiale, ont accès à des toilettes. À titre de comparaison, nous sommes six milliards à posséder un téléphone portable.
« Au total, 70% de la population africaine et deux millions de citoyens de l’Union européenne n’ont pas accès à des toilettes décentes », rappelle l’Organisation des Nations unies (ONU), le 19 novembre, à l'occasion de la Journée mondiale des toilettes. Le thème retenu pour l’année 2014 est « Lien entre les violences sexistes et l’assainissement ». La privation de toilettes décentes serait en effet un facteur d’agression auprès de femmes, de jeunes filles, parfois même d’enfants, pour qui l’espace public fait office de toilettes, faute d’alternatives. « Nous avons l’obligation morale de mettre un terme à la défécation à l’air libre, tout comme nous devons protéger les plus vulnérables contre le risque d’agression et de viol découlant de l’absence d’installations sanitaires », a d’ailleurs déclaré Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU.
« L’accès à l’eau pour tous en 2014 »
Le manque d’assainissement est aussi à l’origine de plusieurs milliers de décès évitables. Ainsi l’accès à l’eau potable pourrait-il :
- diminuer de 88% les cas de diarrhées infantiles dont décèdent 2 000 enfants africains de moins de 5 ans chaque jour ;
- diviser par 2 le nombre d’enfants malnutris. « Dans le monde, 66 millions de jeunes vont à l’école le ventre vide », précisent les experts du « Programme alimentaire mondial (PAM) » ;
- réduire le risque de maladies infectieuses, les eaux insalubres participant à la propagation de virus, notamment les plus contagieux.










