Santé : une convention de partenariat pour une meilleure qualité de la prise en charge des enfants malades de cancer

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Vendredi, Janvier 16, 2015 - 15:24

Cette convention de partenariat entre le gouvernement de la République du Congo et  la Fondation Calissa Ikama, a été signéé par le ministre de la Santé et de la population, François Ibovi, et la présidente de la Fondation Calissa Ikama (organisation non gouvernementale à but non lucratif),  Yolande Ketta-Mbanguyd.

C’est en considération de la lutte contre les cancers de l’enfant dans le monde et l’action du Groupe franco-africain d’oncologie pédiatrique (Gfaop) depuis sa création en 2000, notamment dans la formation des médecins et des infirmières en Afrique francophone que cette convention a été signée. En effet, si, dans les pays industrialisés, 75 à 80% des enfants atteints de cancer (y compris les leucémies) guérissent, il n’en va pas de même en Afrique, où les taux de guérison sont très inférieurs. L’action du Gfaop a été aussi de contribuer à une amélioration des taux de guérison, notamment en Afrique Sub-saharienne dans le domaine des cancers de l’enfant, plus particulièrement des lymphomes de Burkitt, des néphroblastomes (tumeurs du rein) et des leucémies aigues lymphoblastiques (LAL), et les rétinoblastomes (cancer de l’œil).

C’est pourquoi ayant entendu que chaque année 20 à 30 enfants admis au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (Chub) meurent d’un cancer, alors que dans 12 pays d’Afrique bénéficiant de l’appui du Gfaop, le taux de guérison avoisine 50 à 70% des cas ; que la prise en charge d’un enfant souffrant de cancer, coûte 2.100.000 FCFA au minimum, et qu’elle n’est pas à la portée du pouvoir d’achat du Congolais moyen ; …les deux parties ont élaboré un cadre juridique permettant la réalisation de cet objectif.

Notons que cette convention a pour objet de développer entre les parties, une collaboration multiforme en vue de mieux prévenir la survenue des cancers en général et l’amélioration de la qualité de la prise en charge des enfants malades de cancer en particulier par : la création et le développement des unités d’oncologie pédiatrique dans certains grands centres hospitaliers nationaux ; l’appui à la recherche ; l’organisation des campagnes de communication, sensibilisation, d’information et d’éducation sanitaire sur le cancer ; l’organisation des activités de levée des fonds ; le développement de la téléphonie sociale et sanitaire.

Les deux parties prennent des engagements salutaires

Les deux parties se sont engagées à la réalisation de plusieurs choses. La Fondation Calissa Ikama s’engage par exemple, dans le cadre du renforcement des capacités d’un pédiatre dans la prise en charge des cancers de l’enfant, par un stage de six mois dans l’unité d’oncologie pédiatrique du CHU Aristide Ledantec de Dakar au Sénégal à supporter les frais de vie du pédiatre en mettant à sa disposition, par le truchement du groupe africain d’oncologie pédiatrique, une somme de 5.000.000 de FCFA.

La Fondation Calissa Ikama, afin d’assurer la disponibilité et la gratuité des traitements anticancéreux, se charge de verser au Gfaop, pendant trois ans, la contribution financière du Congo en vue d’acquérir les protocoles de traitement anticancéreux, jusqu’à concurrence de 10.000.000 FCFA par an. Par ailleurs, en fonction des besoins et dans la mesure de ses moyens, la Fondation Calissa Ikama, s’engage à apporter un appui financier et à poursuivre la mobilisation des ressources financières en vue de contribuer à l’aménagement et à l’équipement de l’espace réservé à l’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital Mère-Enfant Blanche Gomes. De même, en vue de réduire le déficit de communication sur le cancer, en vue d’améliorer la prévention et la précocité du diagnostic, la Fondation Calissa Ikama s’engage à renforcer le plaidoyer et la mobilisation des ressources financières relatives à la mise en service et le fonctionnement d’une ligne de téléphonie sociale et sanitaire ainsi que l’organisation des campagnes de communication et des séminaires de renforcement des capacités de 1000 médecins et agents de santé dans l’identification précoce des principaux signes d’alarmes du cancer en général, et de l’enfant en particulier. Enfin, elle s’engage à financer en partie et/ ou à mobiliser les ressources en vue d’organiser deux ateliers de renforcement des capacités à l’intention du personnel des services en charge des cancers de l’enfant au CHU de Brazzaville et celui qui sera affecté à la future unité d’oncologie pédiatrique sur l’utilisation des protocoles Gfaop.

 

Quant au ministère de la Santé et de la population qui accorde un grand intérêt à l’action que la Fondation Calissa Ikama mène dans la lutte contre les cancers de l’enfant et qui reconnait l’utilité publique de son action, il s’engage à apporter tout appui politique, moral, technique et logistique, dans le cadre du plan national.

Bruno Okokana