Théâtre: Les textes de Russel Morley Moussala « bien accueillis » en France

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Vendredi, Mai 29, 2015 - 17:30

Domestic Worker est en lecture au Conservatoire de musique et d’art dramatique de Cognac, en Charente- France où Russel Morley Moussala est en résidence d’écriture à la Maison du comédien Maria Casarès d’Alloue. Il est aussi attendu à la Comédie de Poitou- Charentes (Centre national dramatique). Esprit curieux et audacieux, en perpétuelle quête, Russel persévère dans les différents genres littéraires, à savoir : la poésie, le théâtre et les nouvelles. Entretien.

Les Dépêches de Brazzaville: Quelle est la raison de votre séjour en France ?
Russel Morley Moussale: Je suis en résidence d’écriture à la Maison du Comédien Maria Casarès, grâce au programme Odyssée- association des Centres culturels de Rencontre (ACCR), financé par le ministère de la Culture et de la Communication français.

L.D.B: Sur quelle œuvre travaillez- vous à Alloue ?
R.M.M: Je viens d’achever un texte qui parle de la dure condition de vie des travailleurs domestiques. Logorrhée d’une femme domestique…peut être la voix de plusieurs milliers de femmes domestiques d’ici ou d’ailleurs, des voix emmurées qui se libèrent après beaucoup de misères et d’humiliations par leurs employeurs au cours de longues années de service. Mais il faut dire que cette problématique n’est pas inhérente au seul cas congolais. Ce texte qui s’appelle Domestic Worker, fait jurisprudence sur la précarité, sinon la paupérisation des petites mains. La plupart des travailleuses domestiques sont exploitées, sous-payées, battues et même violées par leurs employeurs. Ces derniers demeurent impunis, malgré les plaintes de travailleuses, parce qu’ils savent torpiller la justice à leur guise avec le pouvoir de l’argent. Ce texte est très documenté par les journaux du monde qui dénoncent ces employeurs et le racisme qui, des fois, malheureusement, est à l’origine de cette méchanceté gratuite envers les domestiques.

L.D.B: Y a –t-il des possibilités de mise en scène ou de lecture de ce texte au Congo ou ailleurs ?
R.M.M: Ce texte en chantier était lu par des étudiants de Tours et de Poitiers, au domaine de la Vergne. Samedi 30 mai 2015, dans le hall de la Villa François-1er au Conservatoire de musique et d’art dramatique de Cognac. Une lecture publique de ce texte sera donnée par des élèves du Conservatoire sous la direction de Marie Laure Simon, professeure de théâtre et metteure en scène. Au Congo, J’espère le proposer en lecture au festival international Mantsina sur scène, en décembre prochain. En somme, il est bien accueilli…

L.D.B: Avez- vous d’autres projets d’écriture ?
R.M.M: Bien sûr que oui, après Alloue, je participerai à une autre résidence de réécriture à la Comédie Poitou- Charentes Centre national dramatique dans le cadre de ETC écritures théâtrales en chantier. J’y retravaillerai mon texte ça pète les plombs. Ce texte est lu publiquement ce week-end au Festival du Mot, à la Charité sur Loire par Laure Bonnet, metteure en scène de théâtre, auteure associée à la Comédie Poitou-Charentes et aux Tréteaux de France.

L.D.B: Vos œuvres sont-elles éditées ?
R.M.M: Elles sont en cours d’édition, à l’exception de Le dialogue surréaliste ou Demain m’appartient, édité en juin 2012 dans la revue II des éditions Passages d’encres à l’occasion du numéro consacré à l’Afrique et l’Océanie… 
Une création vidéo de ce texte a été réalisée par Sylvain Trousselle dans une interprétation de Sophie Gillman, photographe et danseuse et moi.  En tant qu’essayiste, j’ai publié « Le français dans tous ses états », documentaire photographique consacré aux fautes de français sur les enseignes commerciales à Brazzaville avec la préface de l’écrivain franco-congolais Gabriel Okoundji, éditions Edilivres Paris, octobre 2013.

 

 

 

 

Propos recueillis par Dona Elikia
Légendes et crédits photo : 
Crédits photo: Pasquier
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