Bab’tsi : Une nouvelle page

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Jeudi, Juin 4, 2015 - 12:30

De retour sous les projecteurs après une longue période d’absence, Bab’tsi sort de sa niche avec Kiminu (qui signifie la foi), un album résolument optimiste aux couleurs de l’afro new soul et de l’afro pop. En pleine promotion de son nouveau né, Bab’tsi espère que cette virée musicale apportera dans les cœurs espérance et foi.

Installé en France depuis plus de cinq ans, Bab’tsi ne dort pas sur ses lauriers. Déterminé à sortir de l’ombre, il travaille sans relâche, participe, soutient, collabore et preste en solo ou en duo avec un objectif, celui de s’instruire. « Aujourd’hui je vois le bout du tunnel et ce n’est pas un hasard. Ca été un long  processus ou la lumière de Dieu m’a façonnée au point ou j’ai appris à avoir foi en Dieu, en moi et aux autres  », dit il, heureux d’avoir enfin entre ses mains son nouveau-né.

Kimunu confie Bab’tsi a mis fin à ses doutes, ses frustrations et a fait place à l’assurance. Une détermination qu’il veut partager et répandre au travers de ses compositions.  Aussi, peut-on entendre dans l’une de ses mélodies « (…) tu comprendras pourquoi Kimunu, car quand le Seigneur ordonne une chose, tout le monde s’abaisse à ses pieds. C’est pour cela qu’il faut se battre,  croire en soi et ne jamais jeter l’éponge quand on peut aller plus loin », dit –il.

Composé de dix titres chantés en lari, français et lingala, cet opus riche de sonorités diverses est un condensé d’émotions dans lequel les vocables foi et espérance constituent le socle de ce voyage spirituel. Album totalement financé par l’artiste, il déclare que « quand on veut, on peut, mais en général ce sont les hommes eux mêmes qui se limitent ».

En 2005, Bab’tsi marque ses empreintes avec « Un soleil tropical » titre qui passe en boucle sur les chaînes nationales et le fait connaître du grand public. Une année plus tard, il participe au Gabao, festival de Hip Hop au Gabon où il revient avec un prix. Une récompense qui lui ouvre les portes du Centre Culturel Français, actuel Institut Français. Jeune et peu expérimenté sur la scène, il offre néanmoins un show inoubliable.

Avec sa nouvelle renommée, il va de concerts en festivals et fait des belles rencontres. Tam tam d’or et prix découverte en 2006, il collabore dès lors avec des artistes tels que Rideau Bayonne (Congo), Freddy Massamba (Congo), Didier Awady (Sénégal) Passi, (Congo) Mister Malaada, ancien membre de Loketo, célébrissime groupe de l’artiste congolais Aurlus Mabele). Quelques années plus tard, le destin met sur sa route des musiciens qui marqueront à jamais son cursus musical. Il s’agit, entres autres, de Deux bal de nègres, Sister Clarisse, James Vital (son arrangeur, et ancien directeur artistique de Ray Lema, Saintrick Mayitoukou (Congo), Barbara Kanam (RDC),Kwezy Kimosi, Melka Amany, Eva Hakapoka, Po’Eo….

Bab’tsi a son actif deux maxi single Meno (moi) et Kimia (paix), Résolu à venir montrer son travail au Congo, son pays natal, il dit « c’est bien d’avoir de la renommée à l’étranger mais c’est mieux de l’avoir chez soi. Et donc je prévois être à Brazzaville à la fin de cette année si Dieu le veut »

Berna Marty
Légendes et crédits photo : 
Bab’tsi sort un nouvel album, Kiminu qui signifie la foi
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