A lui seul, ce mot résume le sentiment qui a habité nombre de ceux qui ont assisté au défilé de mode organisé ce vendredi matin par l’Ecole spéciale de Brazzaville au cœur de Moungali. Espoir de voir combien ces hommes, femmes et enfants autrefois marginalisés, considérés comme des laisser pour compte ont eu une dernière chance. Cette chance de donner enfin du sens à leur vie par l’apprentissage d’un métier. Celle de se reconstruire pour espérer devenir autonome. Dans cette école, tous ou presque appartiennent à une famille. Pourtant ils se trouvent abandonnés à leur triste sort.
Comment restez insensible devant la patience, la tolérance et le cœur généreux des responsables de l’école spéciale ? le dévouement de cette école mérite le respect et le soutien de la société toute entière.
Au-delà de la note d’espoir qu’elle distille au travers son engagement, l’école spéciale enseigne à notre société moderne ce qu’est l’humanisme véritable. Cette capacité de donner, d’offrir et de venir à l’aide. De faire un don de soi sans en attendre quoique ce soit. Aussi, elle convoque l’humain dans un terrain qu’il n’a de cesse de fuir. Pourtant il serait grand temps que l’on regarde en face les maux qui minent notre société. Et cela passe aussi par ce rapport que l’on établit avec l’autre combien même ce dernier souffrirait d’un handicap.
L’espoir se lit aussi au travers les visages de ces jeunes gens. Hommes et femmes. Ils ont pris à bras le corps le désir d’être utile pour la société. Une belle revanche sur la vie. Douze jeunes ont défilé vendredi dernier. Leur regard faisait apparaitre qu’ils ont, eux aussi, des rêves et une passion. Les pièces qu’ils ont présentées étaient empreintes de ces énergies positives mettant tout le monde sous le charme de leur spectacle.
Au-delà de la gratitude que la société peut lui rendre, cette école mériterait d’être soutenue.










