Ces femmes ont participé à la session de formation des formatrices en culture du Moringa, en juin dernier. « Outre des connaissances sur le moringa, cette session sensibilise aussi au travail de la terre. Le Moringa peut aussi s’employer comme fertilisant du sol sans apport d’engrais chimique », explique Marguerite Homb, chef de mission du projet et l’une des spécialistes du moringa, à l’échelle internationale.
Parmi sept femmes du district de Mvouti, figure six participantes qui viennent des districts voisins de Dimoneka, Malemba et Mpounga, à raison de deux par localité. « J’ignorais que la plante du moringa oleifera avait une telle valeur nutritive et thérapeutique, et que son activité est très rentable. », indique l’une des bénéficiaires de la formation, reconnaissante à l’égard de l’animatrice de formation.
Le moringa est utilisé dans près de dix secteurs d’activité suivants, l’agriculture, la foresterie, l’élevage, l’environnement, l’industrie pharmaceutique, l’industrie cosmétique et mécanique, la médecine traditionnelle et la biotechnologie. « C’est une filière génératrice des revenus, mais méconnue du large public. », développe M. Homb, qui anime des séminaires sur des filières économiques porteuses dans le domaine de l’agroforesterie, par ailleurs coordonnatrice de l’ONG Santé-nature. Pour un grammage donné, la poudre des feuilles séchées contiennent 10 fois la vitamine A de la carotte, 17 fois le calcium de lait, 15 fois le potassium de la banane, 25 fois le fer de l’épinard, 9 fois les protéines du yaourt…
Financé par l’Agence des micro-projets de la Guilde internationale, la Ville de Rennes, le Conseil départemental 35 et le Mouvement international pour le développement de l’Afrique francophone (MIDAF), ce projet est porté par la marie de Mvouti et le sous-préfet du Kouilou.
Dans une démarche écologique, le Midaf, coordonné par Francis Le-Hérisse, ambitionne d’exploiter le bambou comme matériau écologique, et alternative possible à l’industrie du BTP et création d’autres utilitaires, comme c’est le cas à Bali, en Indonésie avec Elora Hardy, sollicitée par le Midaf. Elle est très enthousiaste pour développer le bambou de Mvouti comme elle s’y est employée, à Bali, voilà quelques années.










