Chargée des affaires sociales au sein de l’association Handicap sans frontière, Diane Mayouma est devenue handicapée à la suite d'un accident de circulation. Aujourd’hui , elle se bat pour apporter son soutien matériel et financier aux personnes vivant avec handicap évoluant dans sa structure. Son objectif : rendre ces personnes autonomes.

Du haut de ses 42 ans, Diane Mayouma est une femme battante. Mère Célibataire, elle devient handicapée en 2002. Si cette tragédie lui a coûté son pied droit, Diane Mayouma garde sa tête haute. Désormais elle se consacre aux côtés d'autres membres de l’association Handicap sans frontière où elle est chargée des affaires sociales.
Déterminée à mener cette lutte, Diane Mayouma explique les raisons de sa motivation dans cette bataille : « Je ne suis pas née invalide. En étant dans cette condition vulnérable, je me suis battue pour avoir une prothèse. Ce qui me permet de me déplacer pour effectuer mes courses. C’est en ce moment que j’ai constaté que la personne vivant avec handicap était moins considérée dans la société. Bon nombre d'entre eux vivent dans des conditions difficiles. C’est ce qui m’a permis de créer une association pour aider ces personnes à trouver des solutions à leurs difficultés».
Ainsi, pour apporter son aide aux vingt-trois membres invalides de son association, elle n 'hésite pas à bousculer certains ministères. Novice dans ce monde associatif, elle a déjà remporté quelques victoires. « Nous avons également fait un plaidoyer auprès de quelques partenaires. Ce plaidoyer nous a permis d’obtenir un don composé de plusieurs articles. Aujourd’hui je continue à frapper la porte du ministère des Affaires sociales pour obtenir un tricycle à une femme de l’association qui a passé déjà une année à la maison faute de moyen de déplacement », a-t-elle fait savoir.
Et pendant qu'elle multiplie ces efforts en faveur des autres, elle regrette les préjugés dont elle est victime au quotidien : « Parfois certains enfants viennent soulever mon pantalon pour voir si réellement mon pied est amputé ». Mais au sujet de son combat, dit-elle, «ma bataille n’est pas facile pour obtenir à ses personnes des aides multiformes. C’est vraiment difficile de nous ouvrir les portes. Actuellement l’association vit des financements propres de certains membres. Ainsi nous demandons de l’aide matérielle comme des machines à coudre aux autorités et aux personnes de bonne volonté pour assurer la sécurité des personnes invalides qui ont surtout un métier. Car nous avons quelques membres qui ont appris la couture. Et ces machines peuvent nous aider à créer des ateliers de coutures. »
Très engagée dans cette cause, cette femme est obligée d’utiliser des bénéfices de son petit commerce pour faire face aux frais de transports et à certaines situations des membres de son association. Malgré quelques obstacles rencontrés dans cette bataille, Diane Mayouma demeure déterminée pour aller jusqu’au bout de son ambition. « Je veux devenir une femme entreprenante. Surtout, j’envisage de créer une entreprise pour embaucher des personnes valides et invalides », a-t-elle conclu.










