In Koli Jean Bofane, Ecrivain: « Il est impossible d’observer les photographies de Kiripi Katembo et de ne pas se poser une multitude de questions. On pourrait se demander quelle est la raison de ce capharnaüm omniprésent et pourquoi tout a toujours l’air à l’envers même lorsque ce n’est pas le cas. Selon cet artiste, à Kinshasa les objets volants – ou non – non identifiés ne seraient donc pas des aberrations ? Les silhouettes des gens qu’on y voit on l’air de reflets d’êtres, pourtant ils sont quasi palpables, on peut même ressentir ce qui les anime alors que parfois on ne discerne que leur ombre. Le spectacle que Kiripi nous offre est-il une vision d’aujourd’hui ou de demain ? Certainement pas d’hier. Même si l’on remarque sur chaque cliché comme des traces d’usure; le genre de stigmates que l’on peut observer sur des objets ayant percuté la couche atmosphérique à grande vitesse et obligés d’affronter la chaleur extrême du frottement, de balayer sur son passage des particules de toutes sortes, de se confronter à des phénomènes physiques et chimiques, tels ces vaisseaux de retour de l’espace intersidéral. ». Extrait de la préface rédigée par Jean Bofane dans un livre des photos de Kiripi Katembo à paraître chez Africalia
Centre d’Art Picha : « Tu es parti mais ton ombre demeure à travers tes œuvres. Nul n'ignore que tu es une grande perte pour la RDC et le monde culturel. C'est avec des larmes aux yeux que le Centre d'Art picha écrit ce message. Ton corps est mort mais tes œuvres demeurent cher ami. »
Africalia : «Comme tout jeune artiste, Kiripi avait la tête pleine de projets. Mais pas des projets en l’air, Kiripi a fait vivre ses rêves et il peut, d’où il est, les regarder à présent et en être fier : la première édition de la Biennale de Kinshasa a vu le jour sous son impulsion, sa participation a rehaussé l’exposition « Beauté Congo » à la Fondation Cartier à Paris.
À Africalia, nous avons connu Kiripi, apprécié sa compagnie et son travail lors de l’édition de la monographie « Transit – RDC » que nous lui avons consacrée. Conçu dès nos premiers échanges avec lui, comme tremplin, comme une manière de faire connaître son talent prometteur, cet ouvrage porte aujourd’hui la trace d’un hommage trop prématuré au talent d’un artiste qui avait encore beaucoup à dire et à montrer.
C’était bien trop tôt pour une monographie… 36 ans. Il était le petit frère de nombreux artistes congolais, tant dans le monde de l’image que de la parole et de l’écrit. Aujourd’hui, la scène culturelle congolaise et le monde de l’art perdent l’un de leurs enfants»










