Parfait Anicet Kissita est un ingénieur agronome spécialisé dans la transformation agroalimentaire. Lauréat en 2013, du Challenge entrepreneurial du Bassin du Congo organisé par le Rice, c’est à force de travail et de persévérance qu’il s’est forgé une place dans le paysage industriel congolais. Ancien étudiant de Cuba libre, il est le patron de la Conserverie des produits agricoles du Congo (Caprac) basée à Pointe Noire.
Marié et père de trois enfants, Parfait Anicet Kissita ambitionne devenir un grand entrepreneur dans la transformation. Inspiré par l’entreprise « Madona fridole » spécialisé dans la production de jus de fruits, Parfait Anicet Kissita se lance dans sa bataille au prix de plusieurs efforts. « J’ai travaillé comme Docker au Port autonome de Pointe Noire également comme porteur de marchandise au marché de la gare ferroviaire de Tié-Tie. J’ai également fais le maraîchage à Koufoli dans le département de Pointe Noire », confie-t-il, affirmant que les revenus issus de ces activités lui ont permis de lancer sa propre société.
Il lui a fallu beaucoup de temps pour s’affirmer. Mais à force de patience, l’ancien étudiant de Cuba libre est désormais le patron de la Conserverie des produits agricoles du Congo (Coprac). Créée en 2003 au quartier Songolo dans le 4e arrondissement de Pointe Noire Loandjili, son unité de production transforme de nombreux produits, fruits et légumes en jus. Du gingembre au fruit de la passion en passant par la tomate, la papaye et l’ananas.
Pour l’entrepreneur, l’entreprise est en train de grandir. « La première chose que j’ai réalisée, c'est de mettre un central d’achat de gingembre à Mouyondzi dans le département de la Bouenza. Grâce à notre expérience, nous avons maîtrisé le processus de transformation ». Et les pontenegrins se l’approprient.
Fier de l’évolution de son entreprise, Parfait Anicet Kissita regrette cependant les difficultés qui freinent son épanouissement : « Nous avons eu des problèmes avec l’administration. Le secteur financier ne croit pas en nous. Les emballages appropriés font défaut à cause de la cherté de leur prix car ils viennent d’ailleurs. Et le soutien de l’Etat ne se limite souvent qu’à l’organisation des foires ». Toutefois, dit-il, « je travaille dure pour réduire l’importation des jus de fruit et des produits transformés ».










