Rose Ngoma-Ngouma : «Je suis la première femme dans le Christo africain des produits cosmétiques»

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Vendredi, Août 28, 2015 - 18:15

Depuis 27 ans, Rose Ngoma-Ngouma lutte pour valoriser la médecine naturelle dans le Département de Pointe Noire. Apres avoir suivi plusieurs formations nationales et internationales, cette femme est  devenue une  tradi- thérapeute moderne. Aujourd’hui, grâce aux connaissances acquises elle est passée à l’étape de l’amélioration et de la conservation de ses produits. Reconnue par l’OMS, Rose Ngoma-Ngouma, la cinquantaine, parle de son parcours.

Les Dépêches de Brazzaville : Quelles sont vos spécialités en qualité de tradi - thérapeute ?

Rose Ngoma-Ngouma :   Je détiens une connaissance des plantes qui m’a permis  de fabriquer  des tisanes. Aujourd’hui, je suis dans la phase d’amélioration  des  plantes naturelles. C’est à dire, des produits améliorés fabriqués  à base de ces  plantes  que nous pouvons mettre en pharmacie ou  conserver

Quel genre des produits alimentaires transformez-vous?

J’ai commencé à transformer des produits domestiques que l’on peut planter dans nos parcelles. J'ai privilégié les plantes que nos parents utilisaient jadis comme la citronnelle, les feuilles d’avocats, les feuilles de citrons etc.… Entant qu'amateur je fabriquais des tisanes avec ces produits. Et depuis que  j’ai reçu quelques formations,  je fabrique des pommades et des sirops, des collures, des bonbons.et des savons.  Je fabrique aussi des lotions, des produits d’anesthésie  et je me penche de plus en plus dans la fabrication des produits cosmétiques où je fais la promotion des produits naturelles comme des huiles, gommages et  brillants à lèvres.

Ces produits naturels que vous administrez aux malades, sont-ils certifiés 

 Nous sommes en train de travailler avec les plantes qui ont été sélectionnées et qui sont reconnues par les recherches effectuées par des chercheurs.  Nous n’avons pas de problème dans ce sens avec nos produits. Car nous avons dépassé l’étape de la tisane aux flacons

Depuis 27 ans vous luttez  pour la valorisation de la médecine naturelle.  Peut-on  savoir des  actions déjà réussie dans ce domaine ?

Avant, je travaillais sans formation, et je pouvais transformer des tisanes qui étaient  consommées pendant trois jours seulement. Maintenant, avec la diversité des formations que j’ai  suivie. je peux conserver mes produits à base des plantes  pendant une année. Et ces produits améliorés peuvent être pris dans les petites cuillères ou  par des goutés. Avec ces produits naturels, nous arrivons à améliorer la santé des personnes souffrantes des maladies incurables telles que le sida. Car à base des plantes nous fabriquons des produits qui luttent contre les problèmes de peau et des brillants de lèvres pour  la carence en vitamine C.  Chaque année, je fais la promotion de mes produits en les distribuant gratuitement auprès de300 personnes environs. Grâce à  cette médecine, je suis connue à la direction départementale de la santé, de la  promotion de la femme et à la direction département du commerce. Grace à cette bataille  je suis la première femme dans le Christo africain des produits cosmétiques  

Quels sont des difficultés que vous rencontriez ?

Nous travaillons dans la souffrance car nous rencontrons  plusieurs difficultés.  En tant que femme d’un pasteur, c’est vraiment difficile d’évoluer. La personne qui vient pour se faire soigner  ne penser pas acheter son produit.  Car ses personnes viennent déjà avec l’idée de la gratuité. Ce comportement m’empêche d’évoluer  dans cette lutte. Nous travaillons également dans des conditions difficiles. Il me manque un laboratoire et je transforme ses produits d’une façon locale le matérielle adéquat à la transformation.

Quels sont vos projets d’avenir dans cette bataille ?

Ouvrir un centre de formation afin d’aider les autres à transformer ce qu’ils ont comme savoir-faire. Ouvrir une école  former des personnes qui sont dans la médecine et aider  certains thérapeutes à amélioration leurs produits monter des laboratoires. Nous souhaitons que le gouvernement nous soutienne dans ce projet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Flaure Elysee TCHICAYA
Légendes et crédits photo : 
Rose Ngoma-Ngouma
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