Île Mbamou : Le cri de coeur des pêcheuses de Kintengué

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Mercredi, Septembre 30, 2015 - 18:30

À kintengué, Île Mbamou, la majorité des femmes font la  pêche au barrage et à la  nasse. Cette  pêche traditionnelle empêche ces femmes de bien développer leurs activités halieutiques. Pour certaines pêcheuses, les difficultés matérielles les  maintiennent dans la pauvreté. Ainsi, pour trouver des solutions à ce problème, Loubelo Alphonsine et Odia Véronique, deux pêcheuses ont demandé au ministère de la Pêche de leur fournir un matériel adéquat.

« Nous pratiquons encore la pêche traditionnelle avec des outils comme les nasses et nous faisons également la pêche au barrage. En utilisant ces outils rudimentaires, nous n'arrivons plus à capturer  beaucoup de poissons. Du coup, nos revenus ont baissé et il nous est difficile de prendre soin de nos familles », se lamente la veuve Loubelo Alphonsine, pêcheuse à Kintégué, dans le  district  de l’Île Mbamou.  À  57 ans, cette veuve vit de son activité halieutique et arrive à s'occupe de ses huit enfants et  de ses nombreux petits-enfants.

Cependant depuis un certain temps, Alphonsine n’arrive plus à subvenir aux besoins de sa famille. Motif : de faibles revenus à partir de la pêche traditionnelle.  « Nous souffrons des rhumatismes, le fait de rester longtemps dans l’eau. Nous sommes à la merci des serpents avec tous les autres risqus liés à ce type de pêche. sans compter la trêve qu'il nous faut observer pendant la saison de pluies à cause de la montée des eaux.» Aujourd’hui Alphonsine se bat seule auprès des autorités du ministère de la Pêche pour  trouver des solutions à ses problèmes.

Odia Véronique est une autre femme pêcheuse.  Mère deux  enfants avec six petits-enfants à charge, elle pratique également la  pèche traditionnelle depuis la mort de son mari. La cinquantaine révolue, Véronique trouve que cette son activité halieutique traditionnelle n’est plus rentable. « Avec les instruments rudimentaires que nous utilisons dans notre activité piscicole, nous n’arrivons plus  à capturer beaucoup des poisons. Et,  avec ces maigres revenus, nous ne pouvons pas également  prendre soins de nos  familles », a-t-elle indiqué. Son seul souci : trouver  des outils modernes pour améliorer son rendement. «  La saison de pluie approche. Avec nos outils traditionnels nous ne pouvons pas faire face à la montée des eaux. À mon âge, je  ne peux plus pratiquer l’agriculture. Nous demandons aux autorités de penser à nous femmes pêcheuses de Kinténgué.  Nous avons surtout besoin des filets de pêche. » a-t-elle indiqué. 

 

 

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