Le quotien n'est pas aisé dans ce village situé dans le district de l’Île Mbamou, à environ 9 kilomètres de Brazzaville. Le manque de moyens de transports, d'infrastructures sanitaires et d’eau potable ne favorise la vie des populations.
« Avant, le village était alimenté par deux forages d’eau. Et, Cela fait deux bonnes années que ces forages ne fonctionnent plus. Depuis lors, nous sommes obligés d’utiliser l’eau du fleuve pour nos besoins alimentaires. Une eau qui n’est pas traitée. C’est vraiment difficile pour nous et nos enfants de vivre cette condition », se lamente Bernadette, une vendeuse au marché de kintegué. Certains habitants de ce district pensent que l’eau du fleuve qu’ils consomment au quotidien est la cause de diverses maladies. « À cause de l’eau du fleuve que nous buvons tous les jours nos enfants souffrent des diarrhées et nous même souffrons des infections vaginales. Puisque dans le fleuve on déverse des tas d’immondices. L'eau est vraiment sale. Avec tous ces problèmes nous ne pouvons pas être en bonne santé », a renchéri Annie
Contrairement à cette dernière, d’autres personnes préfèrent se rendre à Brazzaville pour s’approvisionner en eau potable. Le cas Goma Albertine. « Nous faisons le déplacement sur Brazzaville pour nous alimenter en eau. En traversant, nous payons deux cents francs par bidon de 25 litres et 1000 frs pour le billet aller-retour. Par ce semaine, nous utilisons en moyenne 4 bidons de 25 litres. Ce n’est pas facile de dépenser autant d’argent avec nos faibles revenus. C’est vraiment difficile.» Cette population peine également pour transporter les marchandises. « Nous parcourons des longues distances à pieds pour nous rendre dans un autres village ou dans nos champs. Nous avons besoin des motos ou des brouettes pour transporter nos marchandises », explique Brigitte.
Sur cette liste de problèmes auxquels sont confrontées ces populations, s’ajoute l’absence d’un centre de santé alors que le village compte environ 800 habitants. « Lorsque nous tombons malades, nous partons sur Brazzaville pour nous faire soigner. Il nous manque également un collège. Ici, nos enfants arrêtent leurs études après l’obtention du Certificat élémentaire des études primaires.»
Owemeyi Philippe, vice-président de ce village, multiplie des communications auprès des autorités pour leur venir en aide. « Pour l’amélioration des conditions de vie de notre population, nous ne cesserons pas de frapper aux portes des autorités ».










