Service public : formation des guides pour améliorer les conditions de vie des handicapés

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Jeudi, Octobre 15, 2015 - 15:00

Les personnes vivant avec handicap sont confrontées à plusieurs problèmes dans leur quotidien. Parmi eux figurent l’absence de fauteuils roulants, des voitures électroniques ainsi que d’autres services spécifiques et spéciaux dans certains moyens de transports. Ainsi, pour apporter une amélioration à leurs conditions de vie, ces personnes vulnérables  demandent  aux autorités  publiques de former des guides touristiques spécialisés pour les accompagner dans leurs  différents services.

Les  handicapés manquent  des services appropriés  pour satisfaire leurs besoins dans certains services publics. « Il nous manque  beaucoup des choses. Certaines agences nationales de transport aérien nationales  n’ont pas de fauteuils roulants ni voitures électroniques ou des équipements qui peuvent  transporter  nos amis  handicapés moteurs de la salle  d’attente jusqu’au  tarmac de l’avion. Même chose également pour le voyage dans le train. C’est vraiment une condition difficile pour les tricycles », regrette Roland Mayala, président de l’Association Famille d’Action Multiformes. 

Hormis l’absence de ces moyens mobiles dans les transports aériens et ferroviaires, les personnes vivant avec handicap  font face également au manque de services d’accueils spéciaux. Des services qui sont réservés  pour orienter des malvoyants  et des sourds –muets dans leurs formalités. Pour ces derniers, l’absence de ces faveurs spéciales constitue une préoccupation indispensable dans leur quotidien. Car, pour certains,  ces manquements les empêchent d’accéder librement aux espaces publics. « Moi, j’ai été chassé à la gare ferroviaire alors que  j’attendais le train. Cet incident est dû à l’absence d’un service spécial  qui pouvait nous orienter », se souvient un aveugle, membre de l’Union  nationale des associations des personnes handicapées du Congo (UNHACO). Alexis, un sourd muet qui a effectué un voyage pénible a expliqué en langue de signes son calvaire. Décryptage : « Pendant mon voyage, j’ai été perturbé  et bouleversé par les trous d’air.  Je me suis retrouvé dans tous mes états. Cela est dû justement au manque d’informations, car, si  jetais informé je ne devais pas faire de scandale. »

La négligence  des autorités  en vers cette couche est pointée du doigt. « Dans notre pays, les handicapés ne sont pas souvent considérés. Alors qu’ailleurs ces  personnes bénéficient des avantages dans les services publics.   Malheureusement, chez nous, chaque secteur d’activité ne prend pas en compte la condition des  handicapés dans la conception de leurs projets de société ». ceci, malgré l'adoption de la loi 009 /92 portant promotion et protection des droits et avantages des personnes vivant avec handicap. Il ressort le manque de textes d’application pour cette loi. Les personnes vivant avec handicap demandent à l’État de former  des guides touristiquespour les aider dans leur quotidien. Une formation  en technique de communication, en braille, en langue de signes. Autres recommandations :  des fauteuils pour le déplacement des handicapés moteurs  dans les aéroports et dans les  gares ferroviaires.

 

 

 

 

 

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