Après trois courts métrages (Avec Bachir, film de 46 minutes, 2012, Touches de vie, documentaire de 22 minutes, 2012, Boloko documentaire de 26 minutes), Elzevie Pascale Touloulou Moundélé s’essaye désormais dans le long métrage. Une initiative qui semble lui réussir avec sa toute première œuvre nommée « La voix des statuettes » présentée à l’Institut Français du Congo de Brazzaville en octobre dernier.
D’emblée, La voix des statuettes n’est pas spécialement novateur dans son genre. Mais le mérite de Pascale, est d’avoir franchi la barrière en balayant d’un revers de la main les préjugés et mystères que renferment ces objets et son univers, qui sont couramment considérés par une grande partie de l'opinion congolaise comme mystiques. Voyage donc au cœur du Congo profond et par conséquent, exploration minutieuse sur l’héritage ancestral congolais riche de leçons.
Et à ce niveau, La voix des statuettes s’avère comme une incursion dans l’univers du sacré ou la réalisatrice invite le public à découvrir le plus sobrement possible l’histoire du Congo, ses us et coutumes, ses codes et croyances ancestrales.
Symboles de cultes et de rituels, l’auteur essaie de comprendre la signification de ces objets sacrés, elle s’interroge tout autant sur les mutations que subissent ces statuettes une fois hors du contexte du sacré. Ainsi, cette œuvre est comme une réponse à une interrogation sur une société et sa culture.
Un documentaire de 60 minutes, La voix des statuettes, de la réalisatrice Elzevie Pascale Touloulou Moundélé, est né à la suite d’un constat lors d'une visite effectuée par cette dernière dans le musée de Kinkala plusieurs années plus tôt. « Je suis tombée nez à nez face à trois statuettes qui semblaient m’observer, tout comme je les observais, intriguée par leurs expressivités » , explique la réalisatrice.
Pascale part donc à la découverte de l’histoire des masques et des statuettes. Elle mène un film d’enquête laissant la part belle au cinéma du réel. Elle endosse aussi dans quelques séquences le rôle de personnage. Enfin comme l’a indiqué Jean Mari Barbe, la voix des statuées « est une plongée anthropologique d’emblée et une histoire personnelle ».










