« L’île des enfants perdus », ce texte de Guy Alexandre Sounda, d’après une écriture inspirée de deux poètes français (Louis Guillaume et Jacques Prévert), a été présenté au mois d’octobre dernier à l’institut français du Congo (IFC) à Brazzaville. Une mise en scène de Clauvis Ngoubili, metteur en scène congolais et Martine Meirieu, metteur en scène français.
On est avant tout séduit par la mise en scène pleine de vie et de poésie de cette œuvre d’un peu plus d’une heure. Vivante et souple, avec des personnages attachants comme ce couple errant à la recherche d’un asile pour se reposer après une longue fuite, ce rescapé de guerre fuyant la réalité et divague au fil des heures, cette fille complètement déboussolée qui cherche une assistance ….
La trame qui est certes, un peu tirée par les cheveux, se révèle captivante une fois que le spectateur se laisse prendre entre les mailles des comédiens via des récits drôles, des balades poétiques et musicales.
Et l’apogée de cette création, est sans contexte la mise en scène, sobrement constituée où on peut percevoir un rocambolesque arbuste au fond de la salle, trois lapins encellulés au devant de la scène et une espace charnière presque sans vie, créant ainsi cet effet d’inhabité.
Un authentique patchwork artistique où l’on reconnaît les touches des deux metteurs en scène donnant à cette pièce une peinture croisée « si au départ j’ai eu du mal à suivre, mais très vite je me suis laissé entrainé par cette belle œuvre entre musique, récit poétique et humour. Bravo à la troupe car j’ai passé un excellent moment », a indiqué Christel Ngoma, secrétaire et passionnée du théâtre.
Ce projet qui a vu le jour en 2014, fera l’objet d’une tournée africaine, les mois à venir. Bon vent à l’équipe.










