Francophonie : Zoom sur les finalistes du Prix des continents

Onglets principaux

Le Bout du Monde est une fenêtre, Edition Mémoire d’Encrier, 209 pages

Derrière la fenêtre d’une maison penchée, Rose engage avec Samuel un dialogue sans mot, fait d’interdits, de secrets et de folies. Les solitudes résonnent –échos et silences peuplent la ville de cris étouffés, de destins avortés.

Les voix se relaient dans un théâtre d’ombres au cœur de ce Port-au-Prince fissuré. Reste le bleu de la mer et des rêves d’amour pour faire croire que le bout du monde est une fenêtre.

 

Congo Inc : Le testament de Bismarck, Edition Actes Sud, 293 pages

Le jeune Isookanga, Pygmée ekonda, piaffe dan son village de la forêt équatoriale où un vieil oncle prétend régir son existence. Depuis qu’il a découvert l’internet et les perspectives d’enrichissement immédiat que promettent mille variantes de la mondialisation, il n’a plus qu’un objectif : planter là les cases, les traditions, la canopée millénaire et le grincheux ancêtre pour monter à Kinshasa faire du business. Il débarque donc un matin dans la capitale, trouve l’hospitalité auprès des enfants de la rue et rencontre Zhang Xia, un chinois qui fait commerce de sachets d’eau potable et dont il devient l’associé. L’avenir est à lui !

Pendant ce temps, à Kinshasa et ailleurs, le monde continue de tourner moyennement rond : des seigneurs de guerre désœuvrés aux pasteurs vénaux, des conseils d’administration des multinationales aux allées du Grand Marché, les hommes ne cessent d’offrir des preuves de leur concupiscence, de leur violence, de leur bêtise et de leur cynisme.

Danser les ombres, Edition Actes Sud, 249 pages

En ce matin de janvier, la jeune Lucine arrive de Jacmel à Port-au-Prince pour y annoncer un décès. Très vite, dans cette ville où elle a connu les heures glorieuses et sombres des manifestations estudiantines quelques années plus tôt, elle sait qu’elle ne partira plus, qu’elle est revenue construire ici l’avenir qui l’attendait.

Hébergée dans une ancienne maison close, elle fait la connaissance d’un groupe d’amis qui se réunit chaque semaine pour de longues parties de dominos. Dans la cour sous les arbres, dans la douceur du temps tranquille, quelque chose frémit qui pourrait être le bonheur, qui donne l’envie d’aimer et d’accomplir sa vie. Mais, le lendemain, la terre qui tremble redistribue les cartes de toute existence…

L'Inondation, Edition La Baconnière, 292 pages

Un soir une inondation réveille tout un petit immeuble et à la faveur de cet événement, on se glisse au plus proche de tous ses habitants. Ils se livrent, se lient et se délivrent.

Roman choral, ce texte est porté par des personnages passionnants qui explorent la souffrance non rédemptrice et un panel de bontés, lâchetés, méchancetés et de maladresses.

Les Fils du jour, Edition Vents d'Ailleurs, 185 pages

El Hadj, couvert d’un burnous blanc à la naissance, est le fils préféré du Cheikh Moussa. Jeune homme fier, il assiste aux échanges entre son père, sage du village et le lieutenant Rimbaud, arabophile et traducteur du Coran. Intrépide, impatient, il combat les envahisseurs avec rage. En vain. Seule consolation, la belle Agathe, une ravissante espagnole chrétienne, vivant avec sa mère à Sebdou, dans la province de Tlemcen. Le mariage est controversé, Agathe se convertit à l’islam par amour et devient H’jira, la pierre précieuse.

Ensemble ils affrontent les revers de l’histoire, la conquête de l’Algérie par les Français, les attaques et les résistances. Soutenant les luttes de l’émir Abd el-Kader, ils partent, après sa défaite, pour Mecca, Damas et Fès où ils se mêlent aux migrants, construisent leur vie parmi les musulmans, les chrétiens et les juifs et se lient d’amitié avec Réda, Zem, Boros et les autres.

Le Tao du tagueur, Edition XYZ, 173 pages

Elle est chinoise, fille de calligraphe, rescapée des camps de rééducation des Gardes rouges de Mao. Elle se passionnera pour la langue française. Lui, fils de mineur du nord de la France, a hérité des deuils du charbon et de l’acier ; devenu un graphiste hyperdoué et frondeur dans une agence de publicité, il abandonnera ce mirage pour se lancer dans les tags urbains.

Enragé, il graphe et signe la nuit, sur les portes, les fenêtres, les hôtels particuliers, les murs, la ville. Il couvre tout ! Elle le voit de sa fenêtre, elle l’héberge, et ils sont tous deux propulsés dans une fulgurante histoire d’amour.

Terre ceinte, Edition Présence Africaine, 258 pages

A Kalep, ville du Sumal désormais contrôlée par le pouvoir brutal des islamistes, deux jeunes sont exécutés pour avoir entretenu une relation amoureuse. Des résistants tentent de s’opposer à ce nouvel ordre du monde en publiant un journal clandestin. Défi lancé au chef de la police islamique dans un climat de tension insoutenable qui met en évidence des contradictions et brouille tous les repères sociaux. Mais la vie, à sa façon mystérieuse, reprend toujours ses droits.

Traité de peaux, Edition Marchand de feuilles, 169 pages

Dans des forêts où les ancêtres appellent la poudrerie, le souffle de la mort, une joaillière fabrique des bijoux avec des plumes d’oiseaux, un homme de 54 ans correspond avec celui qui a envoyé un message dans une bouteille jetée à la mer, un autre attend que l’orage éclate pour ouvrir la bouche et le boire en entier. La nature ouvre ses branches, dans ce livre, où l’on demande et propose le pardon. Le Traité des peaux est rempli de talismans qui viennent de la terre. Les paysages qui nous traversent, montrent que le récit se passe chez les peuples du grand nord canadien qui habitent des lieux peuplés d’esprit et de reliques.

La Trinité bantoue, Edition Zoe, 200 pages

Mwána, un noir homosexuel, vit dans un pays au cœur de l’Europe, avec ses cousins blancs qu’il connaît bien. Certains parmi eux sont décidés à chasser les moutons noirs de leur territoire. La traque est lancée, les esprits s’échauffent. C’est dans ce contexte que Mwána cherche un emploi. Et rien n’est gagné.

Le jour où il décide de dépenser ses derniers centimes pour entendre la voix de sa mère restée là-bas, au Bantouland, sa vie se fige dans une parenthèse douloureuse. Mwána ne la reconnait plus. Ah Nzambé ! Il traverse des moments cailloux dont il sait malgré tout savourer le sel, grâce à son esprit vif et profondément joyeux, grâce à Ruedi le rouquin, à Madame Bauer la passionaria, ou encore grâce à Kosambela, sa sœur très catholique.

Le Voyage d'Octavio, édition Rivages, 123 pages.

Octavio, un analphabète vénézuélien entreprend une quête de son passé et de son pays. Dans ce voyage, il rencontre la belle Maracaibo avec qui il tisse une relation amoureuse. Maracaibo apprend l’écriture à son amant et autour de cette aventure d’apprentissage de l’écrit se construit une histoire d’amour palpitante.

 

ACE
Vendredi, Novembre 13, 2015 - 15:30
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