Cinéma : le Cap est donné pour commémorer les 50 ans de cet art au Congo.

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Jeudi, Novembre 19, 2015 - 14:15

L’ambassadeur de France au Congo Jean Pierre Vidon a ouvert le 16 novembre à Brazzaville la semaine consacrée à la célébration  les 50 ans du cinéma congolais. Lors de son adresse il a émis le vœu de voir créer une dynamique autour des cinéastes congolais déjà productifs et développer des filières nouvelles pour lui permettre de vivre.

Cette commémoration sera riche de découverte ou de redecouverte avec notamment des projections anciennes ou inédites  prévues dans les établissements scolaires et à l’Université Marien Ngouabi. Une exposition du collectif elili pour illustrer les grandes figures du cinéma congolais de ces cinquante dernières années, des tables rondes sur une rétrospection du cinéma congolais mais aussi de son actualité sont déjà dressées dans le hall de l'Ifc.

« Le cinéma est un outil au service de l’imaginaire tout autant qu’il rend compte de l’évolution culturelle et sociale de notre monde contemporain. Il est un objet d’art avec le témoignage d’une créativité authentique tout autant qu’il est devenu un objet d’engagement intellectuel au service de l’histoire, notamment en éveillant la conscience des citoyens sur des problématiques du passé, et d’aujourd’hui », a souligné Jean Pierre Vidon.

Au Congo cela fait cinquante ans que les premiers documents audiovisuels ont été réalisés. Le cinéma congolais parle ainsi de l’imaginaire africain de sa diversité culturelle, de ses modes de transmission du savoir, de sa trajectoire historique ancienne et contemporaine. Il parle également des évolutions des conditions de vie de ses habitants, des rapports entre les peuples, des traditions orales mais aussi de la vie de tous les jours.

Durant les deux dernières décennies, une nouvelle génération de cinéastes congolais a émergé. Ceux-ci traitent des passerelles entre tradition et modernité, en s’inspirant de la recherche esthétique et des nouveaux moyens audiovisuels, notamment numériques. Les nouveaux cinéastes construisent l’histoire du pays en montrant les relations entre les individus. ils interpellent sur cette planète malade du développement anarchique.

Au cours de cette soirée d’ouverture, deux films ont été projetés. Le premier, signé de Ompou Guiraud est un documentaire de cinq minutes tourné à Pointe Noire lors de la commémoration des cinquante ans du cinéma congolais dans cette ville. Le second est une fiction intitulée « Grave erreur » de Richi Mbebele  qui retrace dans sa trame les vices et vertus de la société congolaise que le cinéaste peint à travers des scénarios tirés de son histoire.

 

 

Hermione Désirée Ngoma
Légendes et crédits photo : 
1- Jean Pierre Vidon Credit photo Désiré KInzenguele.
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