Cette micro-formation qui se tient sous la coordination du projet Club case Congo Brazzaville, avec comme formateur Jaebets Bakala, formateur, coach vocal, artiste-musicien professionnel évoluant en carrière solo, et directeur de chœur et inventeur des jeux ludiques pour enfants, s’inscrit dans le cadre de l’inscription de Brazzaville comme ville créative de la musique par l’Unesco.

Le coach-vocal Jaebets Bakala propose à tous, un tutoriel qui va se passer à travers quatre étapes importantes de la voix : la respiration, la posture, l’émission sonore et la projection. Ces différentes étapes sont sanctionnées par des exercices, soit un par étape.
La respiration est la première étape de ce tutoriel. Il s’agit ici de définir ce qu’est la voix ? En effet, la voix explique le formateur de ce projet, est, tous les sons créés par les humains. « Quand nous parlons de la voix ici, nous voyons surtout son utilité pour la parole. Ce qui veut dire que, pour que votre voix fonctionne bien, il faut que la pensée soit claire. Il faut que votre intention soit très précise. Non seulement aussi l’intention de ce que vous voulez dire, mais aussi jusqu’où voulez-vous que vos paroles se transmettent », a-t-il précisé.
Ainsi donc, respirer pour parler, respirer pour chanter, c’est deux choses très particulières. Il faut s’assurer de respirer très bas, ce qu’on appelle par respiration abdominale. C’est une respiration très calme et basse dans le corps, au niveau de l’abdomen. En effet, pour prendre une bouffée d’air, il faut stocker toute la quantité d’air inspiré au niveau de la poitrine. Or, quand on fait cela, les cordes vocales sont toutes coincées. Et l’on ne se sent pas bien parce qu’il y a trop d’air…Une bonne respiration abdominale ouvre la cage thoracique dans la largeur et le diaphragme qui est en dessous descend. En descendant, il prend l’espace puis s’élargie et donne la place pour prendre l’air bien bas.
Par ailleurs, en ce qui concerne la respiration inversée, lorsqu’on inspire, le ventre rentre vers l’intérieur. Et quand on expire, il se détend. Dès lors, il faut utiliser les mains pour mimer le geste du diaphragme et enseigner au corps un nouveau mouvement.
La posture par contre est le deuxième élément dont il faut prendre soin. C’est pourquoi il est important d’avoir un bon aliment de la colonne d’air. La colonne d’air commence au diaphragme et suit toute la trachée artère. Elle monte dans le larynx et elle va se rendre jusqu’à la fosse nasale. Un artiste qui veut utiliser pleinement sa voix, il lui faut avoir une colonne d’air parfaitement alignée…La meilleure façon de remédier à cela, c’est d’imaginer être un pantin qui a un crochet au-dessus de sa tête.
L’émission sonore qui est la troisième partie, est aussi appelée la fondation. Le moment où l’on émet le son. L’air passe et monte au travers en se dirigeant vers les cordes vocales. Les cordes vocales sont placées entre le pharynx (gosier) et la trachée, précisément dans le larynx. Alors quand on a besoin de parler, ces deux petits muscles se collent. Pour chanter aigu, on a surtout besoin du tonus de beaucoup d’air, puis les cordes vocales bien en forme et capable de s’étirer comme il faut. La clé d’une bonne émission sonore est la fluidité.
Enfin la projection qui est le dernier aspect, est caractérisée par l’occupation d’un espace quelconque peu importe la dimension. Il s’agit d’être conscient de toute la place qu’on a besoin que la voix prenne. La voix est donc une affaire de garantie. Toutes les cavités qui sont dans le corps, servent d’amplificateurs à la voix. Tout abord dans la cage thoracique pour la voix parlée, la bouche aussi et enfin la voix de tête dans la cavité sinusale.
Par ailleurs, la coordination du projet Club case Congo Brazzaville lance un appel aux sponsors pour la bonne tenue de cette formation aussi importante pour les artistes musiciens congolais.










