Ce sentiment de voir la naissance d’une nouvelle génération d’artistes complètement décomplexés, de moins en moins torturés par le passé et résolument tournés vers l’avenir ne peut être nommé autrement. Pour une première fois, nous avons choisi pour la Une de notre journal, une jeune artiste : Doctrovée Bansimba. Qui connait ce nom ? Pas grand monde. L’an dernier, nous parlions déjà d’elle à l’occasion de l’édition 2014 de la Biennale Dak’Art. Edition à laquelle, elle bousculait déjà les codes du genre. Nous assistions dès lors à la naissance d’une artiste exceptionnelle. Dotée d’une personnalité bien trempée et d’une vision bien profonde. Après avoir fait sensation à Dakar, elle poursuit actuellement son épopée dans un pays lointain. Une nouvelle expérience qui ajoutera à cette artiste issue des ateliers Sahm de l’artiste Bill Kouelany, toujours aussi singulière qu’étonnante. A juste titre, c’est aussi sous sa houlette que de jeunes artistes exposent à la CFAO. Une initiative que nous saluons de tous nos cœurs tout en formulant le voeu que l’initiative se répète un peu plus souvent. La démocratisation de l’art passe aussi par là à travers une réelle appropriation tant par les entreprises que par les plus hautes instances du pays afin pour permettre une bien meilleure vulgarisation et compréhension du travail de nos artistes.
De la fierté également, lorsque l’on parcourt le texte écrit par le poète Gabriel Okoundji. Un appel à la méditation tandis que s’achève à Paris la Cop21. L’écrivain appelle à une méditation profonde sur la planète que nous avons en partage. Car semble-t-il l’urgence se situe au niveau de la responsabilité de chacun face aux enjeux de l’avenir : « il incombe à chacun de préserver la part du sacré que recèle la nature et la vie humaine dans sa diversité ».










